Chine : vers une reprise des vols internationaux entre 2023 et 2025

La politique « zéro Covid » du pays devrait fortement freiner cette année encore la reprise de l’activité aérienne entre la Chine et le reste du monde.

Avant la crise, plus de 2 millions de Chinois visitaient chaque année la France. Des voyageurs loisirs et affaires importants pour le tourisme réceptif français, d’autant plus qu’ils étaient dépensiers, leur absence générant un important manque à gagner notamment pour l’hôtellerie et les grands magasins. Or, leur retour n’est pas prévu avant l’an prochain… au plus tôt. Et pas davantage celui des visiteurs français dans l’Empire du Milieu (environ un demi-million avant la crise, un chiffre relativement limité du fait d’une politique de visas plutôt contraignante).

L’Administration de l’aviation civile chinoise (CAAC), lors de la présentation d’un nouveau plan de développement de son secteur aérien, a en effet indiqué qu’elle tablait sur un rétablissement des vols internationaux entre 2023 et 2025. Cette année et probablement l’année prochaine encore, la Chine entend concentrer ses efforts sur le contrôle et la prévention du Covid-19, avec un soutien à la reprise de l’activité domestique.

Mais le trafic aérien intérieur n’en reste pas moins fragilisé par la politique « zéro Covid » mise en place par le pays depuis le début de la pandémie. Et les autorités sont aujourd’hui mobilisées pour contenir les nouveaux foyers d’infections. Avec d’autant plus d’inquiétudes que plusieurs cas de personnes testées positives au variant Omicron ont été signalés en Chine ces jours-ci. Or, des chercheurs de Hong Kong ont souligné la protection insuffisante du vaccin Sinovac au nouveau variant, même avec trois doses. Les Chinois n’hésiteront probablement pas à utiliser des mesures radicales pour freiner une éventuelle reprise de l’épidémie, entre confinements stricts et restrictions des déplacements. Loin d’une politique de recherche de l’immunité collective comme ailleurs dans le monde. Même si Omicron s’avère in fine nettement moins virulent que Delta.