Hong-Kong : fortes perturbations des transports

Manifestations à l'aéroport de Hong-Kong
Manifestations à l'aéroport de Hong-Kong. Photo prise le 9 août 2019/REUTERS/Thomas Peter

Dans le bras de fer qui oppose les manifestants au gouvernement pro-Pékin, les transports constituent un enjeu majeur.

Le mouvement de contestation hong-kongais ne faiblit pas en dépit des exactions en marge des rassemblements et des menaces explicites de Pékin. Les transports sont au cœur de ce bras de fer avec les Autorités chinoises. Dimanche 1er septembre, plusieurs routes ont été bloquées, la circulation ferroviaire a été suspendue. Si la tentative d’envahissement de l’aéroport de Hong-Kong s’est soldée par un échec, elle a néanmoins provoqué de nombreux retards et l’annulation de 25 vols.

D’autre part, les manifestants ont multiplié les actions entravant la bonne marche des transports publics MTR. Alors que cette entreprise avait été accusée par la presse officielle chinoise d’avoir, durant le mois d’août, déployé des trains supplémentaires permettant le transport des manifestants, elle ferme désormais certaines stations proches des lieux de manifestation. Ce changement d’attitude est interprété comme un retournement progouvernemental de l’entreprise.

Ce scénario est d’autant plus crédible que Pékin a envoyé un message clair aux entreprises hong-kongaises le 16 août dernier. A cette date, c’est encore le domaine des transports qui avait subi les conséquences du chaos qui agite l’ancienne possession britannique : comme preuve de sa détermination, le gouvernement chinois avait alors poussé à la démission Ruppert Hogg, le directeur général de Cathay Pacific, dont certains employés étaient accusés de participer au mouvement de contestation.