Le mouvement de contestation hong-kongais ne faiblit pas en dépit des exactions en marge des rassemblements et des menaces explicites de Pékin. Les transports sont au cœur de ce bras de fer avec les Autorités chinoises. Dimanche 1er septembre, plusieurs routes ont été bloquées, la circulation ferroviaire a été suspendue. Si la tentative d’envahissement de l’aéroport de Hong-Kong s’est soldée par un échec, elle a néanmoins provoqué de nombreux retards et l’annulation de 25 vols.
D’autre part, les manifestants ont multiplié les actions entravant la bonne marche des transports publics MTR. Alors que cette entreprise avait été accusée par la presse officielle chinoise d’avoir, durant le mois d’août, déployé des trains supplémentaires permettant le transport des manifestants, elle ferme désormais certaines stations proches des lieux de manifestation. Ce changement d’attitude est interprété comme un retournement progouvernemental de l’entreprise.



