Les EDV et le SETO votent Macron

Dans une tribune diffusée à cinq jours du deuxième tour de l’élection présidentielle, les présidents et vice-présidents des Entreprises du Voyage (EDV) et du SETO (Syndicat des Entreprises du Tour-operating) soulignent les risques de promesses mal financées du programme économique de sa rivale, s’opposant également à Marine Le Pen sur la question des valeurs et des conceptions de la vie en société.

La tribune est co-signée par Jean-Pierre Mas, président des EDV, et Mumtaz Teker, vice-président de l’organisation professionnelle, ainsi que par René-Marc Chikli, président du SETO, Jean-François Rial et Emmanuel Foiry, tous deux vice-président du syndicat. La voici ci-dessous publiée in-extenso :

« Pendant deux ans de crise sanitaire nos entreprises ont été secouées, nos collaborateurs profondément affectés. Dans cette période de tourmente inédite, le gouvernement a répondu présent et s’est tenu à nos côtés pour préserver nos emplois, nos compétences et éviter les faillites.

Nous lui en sommes reconnaissants. Cependant la reconnaissance n’implique pas l’allégeance.

De grands défis attendent la France dans un environnement international incertain. Notre secteur doit répondre à des enjeux de transition écologique de migration s et d’attractivité.

Nous attendons un renforcement des engagements de l’Etat en matière touristique afin de permettre à notre industrie d’atteindre son plein potentiel de développement. L’Etat doit donc porter une vision ambitieuse et mettre en œuvre une véritable politique du tourisme.

Le voyage est indispensable à l’insatiable curiosité humaine, au désir de connaître, d’apprendre et de partager. Il exige l’acceptation des différences. Il diffuse notre identité et nos valeurs. Il est vecteur de paix.

Dimanche prochain, les Français vont choisir non seulement entre deux programmes, mais aussi entre deux conceptions de la vie en société.

Non seulement, nous refusons, sur le plan économique, le risque de promesses démagogiques mal financées.

Non seulement nous souhaitons une France forte dans une Europe forte et non une France projetée dans l’aventure de l’isolement.

Mais essentiellement, et au-delà de nos divergences politiques, nous ne pouvons pas accepter l’idée d’une France repliée sur elle-même, intolérante et xénophobe, l’idée d’une France de l’exclusion et du rejet.

Pour ces raisons, nous voterons Emmanuel Macron ».