Liquidation Aigle Azur : Quel impact en Algérie ?

Baisse des recettes aéroportuaires et hausse du prix du billet, telles sont les deux conséquences attendues en Algérie après la liquidation d’Aigle Azur.

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Une chose est sûre : la liquidation d’Aigle Azur a d’ores et déjà mis au chômage 350 Algériens (et 800 Français). Mais l’impact de la disparition du transporteur ira bien au-delà de ces cas individuels, d’après une source algérienne spécialiste de l’aérien, citée par le quotidien Liberté.

« Une forte perturbation du trafic France-Algérie est inéluctable avec une explosion des prix des billets à cause de la diminution de l’offre, et cela va durer plusieurs mois, voire une année, avant que la situation ne revienne à la normale », prévoit le spécialiste.

En effet, sur les 4,5 millions de passagers entre la France et l’Algérie « la compagnie Aigle Azur assurait le déplacement à 1,88 million de passagers à elle seule (chiffre 2018), soit 28% de l’offre », ajoute-t-il.

Dès lors, Air Algérie va se retrouver en situation de quasi monopôle sur les liaisons France-Algérie. Certes, trois autres compagnies aériennes opèrent sur la destination Algérie à partir des aéroports français – Air France, Vueling et ASL, mais elles ne desservent que les grandes villes et avec peu de fréquence.

Ce n’est pas tout : la baisse de l’activité aéroportuaire induite affectera également la santé économique des aéroports : la redevance des passagers Aigle Azur représentait 50 % des recettes de Béjaïa, Constantine, Sétif, Tlemcen et Oran ; 30 % pour Alger.