GBTA : les dossiers chauds du voyage d’affaires à Bruxelles

L’agence Grayling, travaillant à Bruxelles pour le compte de la GBTA, revient sur les gros dossiers législatifs et politiques suivis par l’association, dans le cadre d’un webinar. Coup de projecteur sur les sujets chauds du moment, liés notamment à la pandémie de Covid, au Brexit et aux « stratégies de mobilité durable et intelligente ».

Cela fait maintenant six ans que la GBTA (Global Business Travel Association) a engagé des actions de lobbying à Bruxelles, afin de faire entendre sa voix et celle du secteur du voyage d’affaires, au niveau européen. Et de s’appuyer sur l’agence d’affaires publiques européennes Grayling pour assurer une veille législative et maintenir ses liens avec d’autres associations impliquées dans le voyage et les transports, tels IATA, A4E, EUTravelTech…

La GBTA, par le biais d’un webinar organisé ce jeudi, a souhaité informer sur les dossiers législatifs et politiques suivis à Bruxelles. Davide Maistro, Consultant Grayling, est d’abord revenu en détail sur la crise sanitaire. Et de citer quelques exemples pris au niveau européen, en matière de transport, telle la gestion des créneaux aériens (on a vu en début de pandémie des compagnies faire voler leurs avions presque à vide pour conserver des slots). Le gros travail ces derniers mois vise surtout à coordonner la réponse en matière de restriction à la libre circulation.

Sur le plan purement sanitaire, il a rappelé que les questions de santé relevaient des seuls États membres. Mais l’Europe s’emploie là aussi à assurer une meilleure coordination, qu’il s’agisse des protocoles de test, des mesures d’isolement, des initiatives en matière de « certificat sanitaire »… Davide Maistro a ainsi relevé que des efforts s’étaient traduits notamment par une meilleure information du public, via des cartes, des sites internet (reopen.europa.eu), des données communes… Sur le certificat/passeport sanitaire, sujet éminemment politique, des États membres l’ont déjà adopté quand d’autres jouent la montre et certains s’y déclarent opposés.

Davide Maistro a indiqué que l’UE allait créer un standard sur la vaccination, permettant davantage de souplesse pour voyager. Un certificat sanitaire est d’abord un support digital commun, ne remettant pas en cause les conditions imposées par tel ou tel État pour accéder à son territoire (vaccins, tests…). Une meilleure coordination entre États devrait en outre fixer des seuils communs permettant ou non de lever les restrictions pour les déplacements aux frontières extérieures. Parmi les autres étapes négociées à Bruxelles : un futur programme cadre pour la santé baptisé EU4Health, ainsi qu’un Formulaire de Localisation du Passager pour échanger des données au niveau européen.

Autre thème abordé : l’après-Brexit. Parmi les nouvelles règles s’appliquant aux Européens, on notera l’obligation pour entrer au Royaume-Uni de présenter un passeport (valable encore au moins 6 mois), une assurance maladie obligatoire, un visa pour les séjours longs, l’interdiction d’exporter certains produits alimentaires… Côté téléphone et internet, les opérateurs n’ont pas pour l’instant rétabli de frais d’itinérance (ou roaming), même si le Royaume-Uni n’est plus lié au règlement européen les ayant supprimé à l’intérieur de l’UE.

Le troisième et dernier thème a porté sur la « stratégie de mobilité durable et intelligente » lancée par la Commission européenne en décembre dernier. Davide Maistro a rappelé qu’il s’agissait d’un plan d’action de 82 initiatives pour assurer la transition écologique du secteur du transport en Europe. Parmi les messages de la GBTA, on notera le souhait d’une meilleure interopérabilité des transports à travers les frontières.