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Tribune Paul Spencer - Les entreprises doivent prévoir une hausse de leurs dépenses en voyages d’affaires (mais le ROI reste au rendez-vous)

Paul Spencer est directeur général de Focus Travel Partnership, le principal réseau britannique de voyages d’affaires pour les PME et les agences indépendantes, représentant 45 TMC pour un chiffre d’affaires total de plus d’un milliard de livres sterling.

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David Keller

David Keller

19 mars 20264 min de lecture

Supertripper lance deux assurances voyage intégrées à sa plateforme
Supertripper lance deux assurances voyage intégrées à sa plateforme© AdobeStock

Si vous êtes travel manager au Royaume-Uni – et plus encore si vous avez des responsabilités internationales – vous devrez prévoir une augmentation de vos dépenses en billets d’avion, ou bien commencer à chercher des moyens de réduire votre exposition : intégrer des marges de sécurité dans vos modèles financiers, travailler étroitement avec votre Travel Management Company (TMC) pour déterminer les meilleurs types de billets et fenêtres de réservation, et surveiller de près la géopolitique – une tâche qui devient rapidement un élément standard du rôle de travel manager.

Tout d’abord, une observation pratique : la crise actuelle est évolutive et n’affectera pas tout le monde. Ni toutes les routes. Ni même la tarification de toutes les compagnies. Mais les effets de la crise au Moyen-Orient continueront à se répercuter à l’échelle mondiale sur le secteur aérien pendant un certain temps. Et même si l’on ne peut pas changer cela, certaines petites adaptations peuvent être mises en place immédiatement par une entreprise souhaitant se développer à l’international, afin de mieux gérer son programme de voyages.

Les coûts des compagnies aériennes augmentent et seront inévitablement répercutés sur les consommateurs (B2C et B2B), soit via des « surcharges carburant » ponctuelles dues à des trajets plus longs ou à des itinéraires alternatifs (dont certaines, selon les données Focus des 7 derniers jours, sont déjà supérieures de plus de 100% à la normale), soit via l’effet du « pricing dynamique » à mesure que l’offre diminue (environ 10 % de la capacité aérienne internationale a été retirée). Et, sans surprise, les vols long-courriers seront plus touchés que les vols européens courts et moyens courriers.

Les budgets devront augmenter

Si l’on prend au sérieux les récentes déclarations des compagnies américaines comme indicateurs de la tendance mondiale des prix, les travel managers doivent intégrer une hausse dans leurs budgets. Certaines compagnies – notamment celles qui ont bénéficié de prix du pétrole bas en 2025 – pourraient absorber temporairement l’impact sur leurs profits. D’autres ont déjà annoncé que leurs résultats seraient affectés (ce qui constitue un avertissement raisonnable de hausses à venir). Une compagnie affirme même que ses tarifs sont actuellement protégés, principalement grâce à une stratégie efficace de couverture du carburant.

Certains clients corporate pourront répercuter ces hausses sur leurs propres clients dans le cadre de contrats en « cost plus » ou de projets spécifiques. Mais pour les entreprises qui voyagent pour leur développement commercial, leurs réunions internes, leurs relations clients ou leur participation à des conférences, ces coûts devront être absorbés.

Dès le début de la crise, Focus Travel Partnership a mis en place un « Middle East Operations Hub » afin de tenir informés tous ses partenaires TMC de toute modification des conditions des compagnies aériennes et des dispositifs d’assistance, en quelques heures seulement. Nous continuons à consolider des mises à jour presque en temps réel provenant de plus de 75 compagnies aériennes mondiales. Nos partenaires TMC restent, avec notre soutien, la meilleure source de tarifs compétitifs et d’accompagnement expert lorsque les clients doivent modifier leurs plans. Nos 25 ans d’expérience de collaboration avec les compagnies en période de crise et de soutien au canal TMC constituent la meilleure combinaison pour une entreprise souhaitant maîtriser ses coûts.

Nous souhaitons toutefois mettre en garde contre le pessimisme. Le voyage d’affaires reste une composante essentielle de la présence commerciale internationale du Royaume-Uni et d'autres pays comparables, notamment la France. Tant que votre activité ne dépend pas d’un accès aux grands hubs du Golfe (notamment Dubaï, Doha et Abou Dhabi), ou ne nécessite pas de détours coûteux, le voyage d’affaires continue d’offrir un retour sur investissement (ROI) inégalé par de nombreux autres investissements.

Si vous aviez prévu de réserver, continuez à réserver. Si vous aviez prévu de voyager, continuez à voyager. Assurez-vous simplement de travailler avec une TMC qui comprend vos besoins, peut proposer les meilleures options, gérer les modifications, les remboursements et agir en votre nom si les plans changent - tout en garantissant le devoir de protection et la sécurité des voyageurs.

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