Sur ce point, le BTS (Business Travel Show) de Londres, qui se déroule cette semaine, va une nouvelle fois permettre, à un grand nombre de jeunes pousses, de présenter une foultitude d’innovations dont certaines rencontreront un succès évident. Mais y-a-t’il une différence entre la rupture technico-commerciale à la française et l’approche anglo-saxonne ? Eh bien la réponse est affirmative et explique la raison pour laquelle les Anglais sont souvent plus réactifs que nous.
Nos amis d’outre-Manche sont très à l’écoute du marché et aiment poser les bonnes questions avant de lancer un produit ou un service. Cette phase de pré-étude est, chez eux, beaucoup plus importante que dans l’Europe du sud plus soumise au dictat du "je pense donc j’ai raison" émanant souvent d’une personne même pas impliquée dans la stratégie de l’entreprise.... Est-ce pour cela qu’ils ont plus de réussite ? Oui mais en partie seulement car c’est dans leur vision stratégique et dans la façon de la défendre (à l’exception du Brexit il vas de soi…) que réside leur force de frappe. En clair, en ayant fait une approche commerciale et technique souvent ultra-fouillée, ils ouvrent les yeux aux investisseurs et au marché qui, rassuré par la qualité de la pré-étude accordent plus d’attention et d’écoute. Ces "business angels" et ces décideurs savent qu’un vrai "business case" multicritères a été fait en amont du projet. Ils ont plus confiance envers les innovations et inventions proposées et ils ne rejettent pas les phases de test marché voir la primo-utilisation. Il est donc plus facile, pour les jeunes pousses, de faire leur preuve et de montrer que la solution qu’ils proposent est la bonne.




