C’est à une amende de 10 000 € qu’a été condamnée Air France le 4 décembre dernier pour avoir «volontairement retardé le retour aux plannings initiaux des pilotes après l’annulation du mouvement de grève prévu le 2 mai 2014 ». Pour sa défense, la compagnie avait fait remarquer, à juste titre, la complexité à «réorganiser en peu de temps un planning des vols conforme à celui établi avant l’annonce de la grève». Dans sa logique, le tribunal a accordé à Air France le droit «d'exiger des pilotes une déclaration individuelle de renonciation à la participation à la grève». Sur ce point, le SNPL fera appel mais risque d’être peu entendu.
Air France, qui n’a pas communiqué son intention ou non de faire appel, se retrouvera à nouveau sur le banc des accès dans quelques mois, aux Prud'hommes pour sa gestion de la grève de septembre mais aussi et probablement pour entrave au droit de grève si la plainte des pilotes est actée. Ce serait donc pour le même motif qu'après le mouvement de mai, mais la situation quelque peu différente. Dans cette affaire les pilotes, qui se défendent de vouloir se faire payer les jours de grève, affirment que la modification des plannings s’est faite sur des jours a priori non travaillés et pourtant inclus dans le calcul des jours de grève de chaque salarié qui avait cessé le travail en septembre dernier.



