L'Autorité de la concurrence soupçonnait Europcar, Avis Budget, Hertz, Citer, Sixt et Ada d'avoir échangé des informations sur leurs pratiques commerciales dans 12 aéroports entre 2003 et 2008. L'institution explique dans sa décision du 27 février 2017 que "Ces informations étaient fournies mensuellement par les sociétés gestionnaires d’aéroport et portaient notamment sur le chiffre d’affaires et le nombre de contrats réalisés par chaque opérateur le mois précédent". Toutefois elle reconnaît après son enquête que "ces données ne permettaient pas, en raison des spécificités de l’activité de location de voitures en aéroports, de réduire l’autonomie commerciale des loueurs en leur révélant la stratégie commerciale de leurs concurrents".
En outre, elle s'était également penchée sur les pratiques des trois principaux loueurs (Hertz, Avis, Europcar) de voitures. L'autorité les soupçonnait d'avoir noué une entente concernant la mise en place d’une "surcharge gare", à la fin de l’année 2005 et au début 2006. Mais elle estime que les éléments présents dans le dossier ne sont pas "suffisants pour démontrer l’existence d’une entente sur une stratégie préalablement établie relative à la mise en place de cette surcharge".


