L'étude de Flightright a comparé les vols effectués en 2016 en Europe de cinq compagnies classiques (Lufthansa, Air France, KLM, British Airways et Iberia) et cinq low-cost (Ryanair, Easyjet, Vueling, Volotea et Transavia). Son analyse montre qu'Air France et ses consoeurs "classiques" sont plus sujettes aux annulations avec un taux de vols annulés de 1,26% contre 0,48% pour leurs concurrentes à bas coût. Ces chiffres peuvent en partie s'expliquer par les grèves affectant plus régulièrement les compagnies traditionnelles ou les grands aéroports.
En revanche, sur la même période et également en Europe, les low-cost ont été deux fois plus affectées par des retards. Près de 5% de leurs services ont affiché des délais de plus d'une heure, contre 2,47% pour les cinq transporteurs traditionnels. Lorsqu'il s'agit de retards supérieurs à 3 heures (généralement éligibles à une compensation financière de la part des compagnies aériennes), les chiffres restent assez faibles pour les deux types de sociétés : les low-cost (0,60%) sont néanmoins trois fois plus touchées que les compagnies classiques (0,20%).



