Nouveau nom, nouvelle dynamique. Devenu le Radisson Blu CDG Airport Terminal Hotel en janvier, l'ex-Pullman de Roissy mise sur ses 1.600 m² d'espaces modulables et une stratégie "cousue main", pour séduire les organisateurs d'événements et booster son taux d'occupation. Dirigé par Cyril Lebeau, l'établissement compte bien s'imposer comme un hub MICE sur la plateforme aéroportuaire.
Après plus de 10 ans d'exploitation par le groupe Accor, l'ancien Pullman de Paris Roissy CDG est passé sous le giron du groupe américain Radisson en janvier dernier. Devenu le Radisson Blu CDG Airport Terminal Hotel, il attire une clientèle majoritairement Affaires et séduit en particulier les organisateurs d'événements. Comme nous l'explique Cyril Lebeau, directeur général depuis septembre 2020, lors de notre visite de l'établissement, ici, tout est pensé pour accueillir la clientèle événementielle d'un côté et individuelle de l'autre. Cette segmentation assumée passe par un desk attitré aux groupes dans le hall, deux étages dédiés aux espaces MICE ou encore un ascenseur "privé" pour cette clientèle. Au 9ème et dernier étage, ce gros porteur dévoile son principal atout : plus de 1.600m2 d'espaces évènementiel, comprenant une plénière de 272m2 entièrement modulable, deux salles de sous-commission, dont une "Premium", ou encore une salle de restauration pouvant accueillir jusqu'à 250 personnes et disposant de sa propre cuisine à l'arrière. A l'étage inférieur, une aile propose également 10 salons modulables.
Se démarquer dans un environnement ultra-concurrentiel
Une offre MICE complète, couplée aux 305 chambres de l'établissement, qui lui permet de s'imposer dans un environnement ultra-concurrentiel. "Sur la zone de l'aéroport de Roissy, la concentration d'hôtels est très forte. Il est donc primordial d'établir sa stratégie pour se démarquer et remporter le maximum d'appels d'offres", nous explique Cyril Lebeau. Pour ce faire, l'établissement mise sur une offre "cousue main" et la flexibilité de ses espaces comme de l'équipe événementielle, dirigée d'une main de maître par Laura Goulet, arrivée dans l'établissement en 2019.

Sa localisation est également un atout de taille. Situé à deux minutes à pied de la gare RER de l'aéroport et à 7 minutes des terminaux de Roissy ou de sa gare TGV, son emplacement stratégique lui permet de capter une clientèle se déplaçant en voiture ou en transports en commun. Au sein du Roissy pôle, le nouveau Radisson Blu bénéficie également d'une proximité avec le centre d'affaires le Dôme, regroupant plusieurs entreprises, et le siège d'Air France. Les salariés de la compagnie tricolore ont d'ailleurs accès à des tarifs préférentiels pour leurs consommations F&B (Food and Beverage) et des événements corporates y sont régulièrement organisés. En parallèle, comme nous le rappelle Cyril Lebeau, les salons au Bourget et Villepinte boostent l'activité de l'hôtel de façon significative : "L'impact du salon du Bourget et ceux organisés sur l'année à Villepinte est très important. Nous sommes dépendant de la fréquentation de ces événements, en particulier du nombre d'exposants, notre clientèle principale".

Le MICE : un axe de développement prioritaire
Et si le MICE représente près de 25% du volume du segment Affaires, la direction souhaite continuer de le faire croître. "Le MICE est aujourd'hui un axe de développement prioritaire, qui nous permet d'établir nos prévisions de fréquentation. Cette clientèle fait également vivre les services de l'hôtel, avec un panier moyen bien supérieur à celui de la clientèle individuelle", déclare le directeur général de l'établissement. La stratégie en 2026 : accueillir a minima un groupe par semaine et construire sa gestion autour de ce dernier. Sur l'aspect commercial, la transition vers la marque Radisson Blu pourrait être bénéfique. "Historiquement, nous avions 70% de clientèle domestique, mais avec le passage chez Radisson la clientèle va s'internationaliser et nous nous apprêtons à accueillir davantage de clients européens et anglo-saxons", ajoute-t-il. Le directeur dispose également d'une enveloppe (dont le montant n'a pas été révélé), pour réaliser un rafraîchissement des espaces événementiels. Pour l'heure, l'objectif est de repartir sur un rythme de croisière, suite à une "baisse naturelle d'activité lors du changement de groupe et de marque", nous confie Cyril Lebeau. D'ici fin 2026, l'établissement vise les 70% de taux d'occupation et, sans surprise, pour l'atteindre, l'activité MICE sera déterminante.