Châteauform’ Event annonçait en novembre dernier le démarrage début 2025 et pour cinq ans d’un nouveau partenariat avec le 3 Mazarium. Ce lieu prestigieux se trouve au sein de l’Institut de France, face à la Seine et au Louvre. Se substituant à Paris Society, la marque événementielle du leader français du séminaire haut de gamme va proposer des espaces parfaitement adaptés pour les événements professionnels, soit l’auditorium André et Liliane Bettencourt (350 places), La Grande Halle (dîners de gala et cocktails jusqu’à 350 personnes) et la Salle de la Tour (jusqu’à cent personnes), tout en s’appuyant sur place sur son traiteur Nomad pour la partie restauration, et sur son partenaire technique Stardust Group.
Pour marquer d’une pierre blanche le lancement de cette 76ème « Maison », Châteauform’ Event a réuni 350 invités au 3 Mazarium la semaine dernière. L’invité d’honneur, Thierry Reboul, l’architecte des cérémonies des Jeux Olympiques de Paris 2024, aura échangé avec Lionel Malard sur les codes à bousculer et les moments à créer pour marquer les esprits. Sur ce point, Thierry Reboul en connait un rayon, qui aura constitué, avec le directeur artistique Thomas Joly, le duo gagnant de la cérémonie d’ouverture. Son moment préféré (ça tombe bien…) : le tableau ayant réuni la chanteuse Aya Nakamura et la Garde Républicaine sur le parvis de l’Institut et sur le Pont des Arts. Une séquence évoquant pour lui le mariage de la tradition et de la modernité, la diversité, l’évolution de la société...
photo Châteauform'
Thierry Reboul aura partagé avec le public de l’auditorium - rempli ce soir-là - les coulisses de ces moments qui ont captivé le monde entier. L’occasion également de revenir sur ces dernières années qui ont bouleversé sa vie. Il rejoint en effet, en 2018, le comité d’organisation de Paris 2024 fort d’une longue expérience dans l’événementiel. L’agence ubi bene, dont il est le fondateur (en 2000), s’est alors fait connaitre pour ses nombreuses campagnes choc, tels le bus de Knysna (1) incendié (pour Adidas), la statue de la liberté parisienne revêtue du maillot des Spurs de Tony Parker (pour Nike), un hôtel éphémère dédié à la sieste construit sur une aire d’autoroute (pour Ikea), la descente de la Tour Eiffel en tyrolienne (pour Perrier), une chambre en verre immergée dans le bassin à requins de l’Aquarium de Paris (pour Airbnb)…
Soirée au 3 Mazarium. Photo Châteauform'
En 2017, Thierry Reboul intègre son agence dans le consortium Paname 24 chargé de la production exécutive des cérémonies d’ouverture des JO et JPO, puis la revend à Obo (2). Au sein du COJO, il structure ce projet improbable conçu sur la Seine avec certains collaborateurs de son ancienne entreprise, puis le présente six mois plus tard à Tony Estanguet. Tout y est (ou presque) sur la future cérémonie d’ouverture, de l’embarquement au débarquement des athlètes, en passant par les 12 tableaux et le final sur la place du Trocadéro. Et il apporte des éléments de réponses à la plupart des questions qu’on peut légitimement se poser. Dont l’une sur la météo.
«Le 26 juillet est le jour de l'année où la probabilité qu’il pleuve est la plus faible » répond alors Thierry Reboul. Y avait-il un plan B pour gérer certains problèmes, telle la pluie par exemple ? « Non, poursuit-il, il n’y avait qu’un plan A. Il n’y a jamais été question d’envisager un autre programme que celui sur la Seine. Car travailler sur un plan B est le meilleur moyen de finir avec le plan B… ».
(1) les footballeurs français avaient fait grève et refusé de quitter le bus lors de la Coupe du monde 2010 en Afrique du Sud.
(2) le consortium Paname 24 réunit ubi bene, Auditoire, Havas Events, Obo et Double 2. Interpellé sur d’éventuels conflits d’intérêt, Thierry Reboul coupe court aux critiques en répondant qu’il a vendu à Obo ses parts dans sa société d'événementiel en 2019 (les deux agences formeront le groupe The Banner deux ans plus tard, avec Double 2).