Eliro : «Sur le Mice, la reprise va se faire en deux temps»

Eliro se présente comme un comparateur et évaluateur de solutions événementielles, MICE et de formation. Créée en septembre 2017, cette start-up met en relation les entreprises avec les prestataires. Son co-fondateur, Julien Gallo, dans le contexte de crise actuel, témoigne du basculement de son activité vers l’e-formation, et voit la reprise de l’événementiel et du MICE s’inscrire en deux phases bien distinctes.

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DéplacementsPros.com : Comment votre entreprise gère-t-elle cette période très difficile ?
Julien Gallo : Les secteurs de l’événementiel et du MICE ont été parmi les premiers touchés. Nous pensions développer la partie e-formation dans les deux ans qui viennent, nous la mettons en place aujourd’hui. Pour les entreprises, c’est le moment en effet de profiter de la période actuelle pour mieux former leurs salariés, pour améliorer les compétences de leurs collaborateurs. Et nous commençons déjà à avoir des demandes.

Comment fonctionnez-vous sur ce marché ?
Nous nous inscrivons dans la même logique de mise en relation que pour nos activités MICE et événementielle. Notre démarche est de permettre à l’entreprise de trouver le prestataire le plus pertinent, via des critères bien précis, au regard de sa demande spécifique. Nous retenons les mots clés ayant le plus haut degré de correspondance pour faire matcher cette demande avec l’offre de nos prestataires, via un algorithme. Une cliente nous présentait récemment comme le tinder de l’événementiel, ce n’est pas faux… Sur le MICE, une telle approche nous différencie d’autres acteurs tels Privateaser, Kactus ou Bird Office.

Comment voyez-vous la sortie de crise ?
Je pense que la reprise va se faire en deux temps. Au moment du rebond, les prestataires vont essayer de sortir du lot. Ils vont casser les prix pour récupérer des clients et du chiffre d’affaires. De l’autre côté, il va y avoir une certaine urgence, pour certains, à organiser rapidement des événements. La demande sera forte. Dans la masse de projets il va falloir sélectionner les bons prestataires, et pas des margoulins voulant profiter de la situation. Beaucoup d’entreprises prendront aussi conscience qu’il faut six mois pour organiser certains événements. On devrait probablement assister ensuite, dans un deuxième temps, à une hausse des prix. Il va y avoir, en effet, un très fort recentrage de la demande sur la France, ce qui sera bien sûr très positif pour le marché hexagonal, mais avec un encombrement à certaines dates et sur certains lieux.

Quel est le modèle économique d’Eliro ?
Il est tout simple. Nos partenaires payent une affiliation à l’année, pour récupérer les projets et être mis en avant. Ce sont des agences événementielles et autres spécialistes Mice, des agences de voyages dont certaines sont liées à de gros CE, ainsi que des organismes de formation. Nous travaillons aujourd’hui avec plus de 400 agences dans toute la France. Quant à notre marché cible, ce sont plutôt les entreprises de 10 à 500 salariés.