Etude – Quel MICE après la crise ?

L’agence de communication et de marketing spécialisée dans le secteur du tourisme Interface Tourisme publie une étude sur l’impact du COVID-19 sur le marché MICE français.

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Se positionnant comme l’interface entre les offices de tourisme internationaux et les acteurs de l’événementiel en France, le département MICE d’Interface Tourism a interrogé les agences, entreprises et associations sur leurs activités impactées depuis le début de la crise, et leurs attentes vis-à-vis des offices de tourisme et bureaux de conventions.

Contexte de l’étude

L’étude a été menée sur l’ensemble du mois d’avril 2020 (en prenant en compte les mesures de restriction appliquées à cette période) auprès de 45 organisateurs d’événements français, opérant à la fois en France et à l’international. Composé à en grande majorité d’agences (90%), l’échantillon est principalement constitué de dirigeants d’agences MICE (30%) et de chefs de projets (30%), répartie sur l’ensemble de la France, dont une grande partie en régions Ile-de-France et Rhône-Alpes.

Des événements reportés au dernier trimestre 2020

752 événements (séminaires, réunions, incentives, learning-expeditions, congrès et conventions) sont concernés par cette étude, tous ayant été affectés par cette crise. Une grande majorité de ces manifestations a été reportée (près de 49%), alors que « seuls » 29% ont été totalement annulés. Cette tendance est sensiblement la même aussi bien pour les événements en France qu’à l’international.

Selon les répondants, la reprise sera marquée par deux temps forts : tout d’abord avec un report des événements au dernier trimestre 2020 – avec une tendance davantage marquée pour les événements en France compte-tenu du manque de visibilité et de l’incertitude concernant l’ouverture des frontières dans les prochains mois. La deuxième phase de cette reprise est prévue dès la fin du premier trimestre 2021, principalement pour les événements à l’international cette fois-ci.

Un besoin d’information et de transparence accru avec la crise

L’étude révèle que seulement 22% des répondants ont contacté un office de tourisme depuis le début de la crise. Un résultat en contradiction avec le besoin très important d’information et de transparence puisque 43% d’entre eux souhaitent obtenir des recommandations et informations pratiques, et 29% ont des questions relatives aux restrictions et mesures appliquées sur place. Et ce besoin d’accompagnement est d’autant plus important pour « l’après-crise » avec une réelle demande de soutien, à la fois organisationnel, relationnel (avec les prestataires locaux) et parfois même financier, afin de faciliter et aider les organisateurs dans la reprogrammation de leurs événements une fois la crise passée.

Septembre : une reprise d’activité tant attendue !

Les agences, entreprises et associations tablent sur une reprise de leurs activités dès la rentrée prochaine. Pour cela, ces dernières souhaitent s’informer et se former sur les destinations, et se disent donc demandeurs d’événements de networking et de formations sur les différentes destinations, aussi bien à distance que de manière physique – tout en respectant les consignes de sécurité et les gestes barrières bien entendu.

Les solutions digitales plus que jamais nécessaires pour former et informer

Sans grande surprise, l’étude démontre une fois de plus l’importance et la nécessité d’utiliser les outils digitaux en cette période de crise. Le souhait de recevoir des newsletters informatives, ou encore l’organisation de webinars font partie des actions qui ont été les plus plébiscitées par l’échantillon.

Les professionnels de l’événementiel sont donc plus que jamais demandeurs d’informations, afin d’anticiper au mieux une reprise de leurs manifestations prévue dès septembre prochain. Les offices de tourisme et bureaux de convention, notamment étrangers, ont donc ici un rôle important à jouer pour accompagner au mieux ces agences, entreprises et associations dans le report et la planification de leurs prochains événements dans leurs pays respectifs. Retrouvez l’intégralité de l’étude.