Le secteur événementiel demande davantage d’incitation à la vaccination

Alors que de nouvelles annonces gouvernementales ont été annoncées ce lundi soir pour lutter contre l’expansion du variant Delta, l’Unimev s’associe à d’autres associations pour alerter sur la situation financière et psychologique aujourd’hui très précaire de nombreux acteurs du secteur.

Les secteurs de l’hôtellerie, du monde de la nuit (*), de l’événementiel, du sport, des loisirs et du tourisme ne cachent pas leur inquiétude, en pleine cinquième vague. Malgré les dispositifs d’indemnisation exceptionnels – et unanimement salués – mis en place par le gouvernement pour maintenir à flot leurs entreprises, leurs représentants – dont l’Union française des Métiers de l’Événement (Unimev) – s’inquiètent des trésoreries au plus bas, de l’endettement au plus haut (PGE à rembourser dès mars 2022) et des difficultés liées aux approvisionnements et à l’emploi. Des facteurs qui pénalisent la reprise d’activité. « De nouvelles restrictions visant à entraver leur activité pour lutter contre le covid-19 seraient insupportables et provoqueraient à coup sûr un effondrement destructeur pour l’économie et l’emploi dans le pays » précisent-ils dans un communiqué commun.

Pour l’ensemble de ces raisons, ces secteurs demandent au gouvernement d’accélérer la stratégie d’incitation vaccinale « qui lui a permis jusqu’à présent de garder une longueur d’avance dans la lutte contre la propagation du coronavirus, de protéger des vies et de préserver l’économie et l’emploi. Malgré un taux de vaccination des plus élevés d’Europe (neuf français sur dix âgés de plus de 12 ans), encore 6 millions de personnes non vaccinées se trouvent confrontées à un risque d’hospitalisation 9 fois plus élevé que les personnes vaccinées« . Et de poursuivre : « Ainsi, si de nouvelles restrictions sanitaires devaient être prises pour affronter cette 5ème vague de l’épidémie, nous demandons qu’elles visent prioritairement l’obligation vaccinale pour les personnes non vaccinées ne disposant pas de contre-indication médicale. Ces restrictions ne sauraient venir pénaliser les Français et les clients de nos secteurs qui ont fait le choix de la vaccination et qui, par esprit de responsabilité, reçoivent progressivement une troisième dose de vaccin permettant de lutter contre le variant Omicron ».

(*) Le gouvernement a annoncé ce lundi la fermeture des boites de nuit pour 4 semaines.