Business Travel, an international press review – Week #29

Press review

Chaque semaine nous vous proposons une sélection d'articles consacrés au business travel, tirés de la presse anglo-saxonne...

Des voyageurs sous bulle ? Dans un contexte de fermeture des frontières et de mises en place de couloirs aériens, Jeremy Springall, vice-président de SITA AT BORDERS (entreprise spécialisée dans la sécurité aux frontières), anticipe des voyages d'affaires qui contourneront en toute légalité les règles qui s'imposent au plus grand nombre - ce qu'il appelle des "travel bubles". Ces exceptions - dont l'objectif est bien sûr de maintenir l'activité économique - nécessiteront le recueil d'un certain nombre d'information concernant le passager, sans cesse réactualisées, précises, ultra personnalisées mais aussi... ultra personnelles puisque ces data concerneront probablement la santé du voyageur. Pour que ces "travel bubbles" existent, il faudra une étroite collaboration entre compagnies aériennes, gouvernements et aéroports, ainsi qu'une technologie alliant efficacité, fiabilité et respect des droits individuels. A lire dans Phocus Wire...

Les TMC dans une course à la data post-Covid. C'est désormais un poncif : la sécurité du voyageur sera l'une des clés du BT de demain. Les TMC en sont bien conscientes, et s'affairent à proposer à leurs clients des solutions de plus en plus performantes en ce domaine. En trois articles publiés à quelques jours d'intervalle dans Business Travel News, le journaliste Adam Perrotta donne chair à la course à ce nouvel élément différenciant entre TMC. Premier cas, celui de la TMC britannique Clarity Travel Management qui se concentre sur l'évaluation des fournisseurs : propreté de l'air, flexibilité des options de réservation, amélioration du nettoyage des cabines pour les transporteurs ; détail des mesures mises en place et fonction d'accréditation pour les hôtels. Deuxième cas, celui de BCD Travel qui lance la plateforme Informed Traveler qui permet d'obtenir des informations en temps réel, notamment des alertes sur les risques liés à la destination, les politiques des compagnies aériennes et des hôtels, les protocoles de transport terrestre et les restrictions de voyage provenant de plus de 800 sources. Enfin, la TMC basée à Barcelone TravelPerk a purement et simplement racheté la startup Albatross. Les données ainsi acquises seront intégrées à TravelCare, l'outil TravelPerk de gestion des risques et l'API d'Albatross sera mis à la disposition de prestataires de voyages tiers, qui pourront l'utiliser pour intégrer des informations sur les restrictions de voyage dans leurs flux de réservation.

"When?", that is the question. Tout au long du mois de juin, une seule question semblait préoccuper la rédaction de Blue Swan Daily : quand les voyages d'affaires reprendront-ils donc ? Article après article, des tendance de fond se dégagent mais aussi un certain nombre d'avis contradictoires qui disent les incertitudes entourant cette question. Le 8 juin, un article synthétise la troisième enquête d'opinion effectuée par l'IATA depuis le début de la pandémie, auprès de 5.000 voyageurs. Verdict : ils sont de moins en moins nombreux à redouter les risques sanitaires auquel un voyage les exposerait. Le lendemain, une analyse parie sur une reprise plus rapide du BT en Europe qu'aux Etats-Unis, le cycle de vie du virus étant plus avancé sur le Vieux continent... Mais quand ? La question reste en suspens. Le 25 juin, une réflexion, qui se fonde notamment sur le témoignage du fournisseur de services BT FCM Travel Solutions, conclut que les entreprises ont encore des craintes à faire voyager leurs collaborateurs et que le voyage loisir reprendra en premier. Enfin, le lendemain, s'appuyant sur une étude, un article nous en apprend un peu plus : les voyages reprendront progressivement durant une phase d'une douzaine de mois et l'exploitation minière et la construction devraient être les premiers secteurs à repartir.

Last week...

Une nouvelle entreprise propose une solution d'hébergement originale aux voyageurs d'affaires. Dwell Optical se propose de louer des appartements à des entreprises pour des baux de 1 ou 2 ans, destinés à leurs collaborateurs pour des séjours d'un mois ou plus. Les unités d'habitation sont personnalisées à deux niveaux : elles se veulent une extension de l'image de marque de l'entreprise et propose en outre les services préférés du collaborateur habitant. Les premières résidences ouvriront près de New York à la fin de l'été. A lire sur Business Travel News...

Event : le boom du virtuel est bien réel. Le marché de la technologie liée à l'événementiel est en plein bouleversement. Les solutions destinées aux événements réels sont au point mort par manque de performance. Dans le même temps, celles qui ont trait aux événements virtuels, Covid oblige, ont le vent en poupe. Seuls les fournisseurs les plus habiles y survivront. A lire sur Event Manager Blog...

Après la fermeture "confinement", l'ouverture interculturelle. Cet édito d'Arnie Weissmann est particulièrement original. En effet, alors que tous les observateurs spéculent sur l'impact de l'expérience Covid sur notre façon de voyager, le rédacteur en chef de Travel Weekly, sans l'ignorer ni la minimiser, analyse les conséquences sur ce même sujet d'un autre fait social majeur : le mouvement Black Lives Matter. A lire sur Travel Weekly...

Oyo fait du yoyo. La chaîne hôtelière indienne Oyo Rooms est décidément disruptive jusqu'au bout, tant dans son expansion foudroyante que dans la violence et la rapidité de son déclin. Le groupe de Abhinav Sinha va licencier "une grande majorité" de ses employés américains. Aux Etat-Unis, Oyo exploite plus de 300 hôtels, un an seulement après son installation outre-Atlantique. A lire sur Business Travel News Europe...

GBTA Earthquake. Les accusations de racisme à l'encontre de Scott Salombrino, patron de la GBTA continuent de produire leurs effets délétères. Jeudi 2 juillet, le comité "hebergement" de l'association s'est en effet désolidarisé de sa direction centrale, qui, sur le sujet, manquerait de transparence. A lire sur Business Travel News...

Prendre l'avion dans un monde post-Covid. Les aéroports norvégiens sont à la pointe du contactless : pas de contacts humains, mais pas de contact avec des machines, non plus ! Ces procédures sont en test pour les vols domestiques mais préfigurent peut-être le parcours aéroport de demain - A lire dans Business Travel News... Mais cette volonté de diminuer les contacts pourraient aussi modifier la manière d'embarquer dans l'avion. L'expertise développée en la matière par les compagnies low cost pour des raisons économiques pourrait s'avérer utile pour des raisons sanitaires - A lire dans Blue Swan Daily...