CDS Groupe entre en Allemagne et ne compte pas s’arrêter là

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CDS Groupe entre en Allemagne et ne compte pas s'arrêter là
Ziad Minkara, PDG de CDS Groupe.

Après l'ouverture d'un bureau en Italie, CDS Groupe rachète un HBT en Allemagne... Avant de nouvelles extensions européennes prévues en 2024.

La période est faste pour CDS Groupe. Après la récente annonce de son référencement Selectour lui offrant la possibilité d’équiper les 450 agences “corpo” du réseau (et plus si affinités), on apprend aujourd’hui qu’une nouvelle étape vient d’être franchie dans l’internationalisation de l’outil de réservation hôtelière français.

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L’Allemagne est désormais un nouveau terrain de conquête pour le HBT français. L'Allemagne, c’est ce pays du top 3 européen en termes de voyages d’affaires mais c’est aussi le pays de HRS, le géant de la réservation hôtelière. Ce n’est pas ce qui a guidé le choix du groupe français mais cela dit quelque chose de son ambition.

Cette arrivée outre-Rhin se fait sous la forme d’une acquisition, celle de CRC (Corporate Rates Club), un HBT présent sur le marché allemand depuis une vingtaine d’années. “Notre choix s’est porté sur un acteur spécialisé dans l’hôtellerie d’affaires, technologique, indépendant et transparent : exactement le même ADN que nous”, explique Ziad Minkara, PDG de CDS Groupe.

Une étape supplémentaire dans l’internationalisation, disions-nous, car l’épisode germanique est en fait le deuxième d’une série qui a commencé en juin dernier avec l’ouverture d’un bureau en Italie.

5 pays... pour l'instant

CDS, il y a deux ans, comptait 50 collaborateurs. Avec, notamment, le rachat de Rydoo Travel en 2022 - désormais Goelett - et aujourd’hui celui de CRC, le groupe emploie quelque 300 personnes, pour 800 M€ de volume d’achats, et une présence dans cinq pays : la France, l’Italie et l’Allemagne, mais aussi la Pologne (où Goelett est présente) et la Croatie (où CRC est présente).

Est-ce que le groupe a d’autres visées internationales ? La réponse de Ziad Minkara fuse comme la sonnerie d’une réception d’hôtel : “Oui ! On est attentif à des opportunités au Benelux, en Suisse, en Espagne et au Royaume-Uni pour 2024”. Le même d’expliquer que cette croissance du groupe, qu’elle soit naturelle (le bureau italien), ou externe (Goelett et CRC) s’inscrit dans une stratégie de “synergies de valeurs”. Et qu’après une année 22 de renforcement technologique (acquisition de Rydoo Travel), les années 23 et 24 sont et seront focalisées sur l’extension géographique.

Mais ses limites sont d’ores et déjà fixées : “Aux Etats-Unis, c’est une offre essentiellement nationale, et en Asie, il y a trop de particularités en termes de technologie et de paiement. L’Europe, en revanche, est pour nous un beau terrain de jeu car il y existe une complexité entre offre indépendante et de chaîne, des positionnements “désoutillés” et une fragmentation du marché.

On a souvent évoqué, dans ces colonnes, les pépites que compte la France en matière de tech “business travel”. Dans le même temps, on a aussi pu y regretter que le passage des frontières se fasse généralement par la grâce d’une acquisition par un groupe international. Le cas CDS infléchit donc cette tendance et fait espérer sinon une contagion, du moins une source d’inspiration. A suivre.

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