Un nouveau formulaire sanitaire obligatoire pour entrer aux Etats-Unis à compter du 3 novembre

Dans le cadre de la lutte contre la propagation de l'épidémie d'Ebola en République démocratique du Congo, les autorités sanitaires américaines imposent à partir du 3 novembre 2026 une nouvelle formalité obligatoire à tous les passagers aériens à destination des États-Unis. Une mesure qui concerne également les voyageurs d'affaires.

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Margot Ladiray

Margot Ladiray

28 octobre 20261 min de lecture

Ebola_RDC
© Adobe Stock

Le Centers for Disease Control and Prevention (CDC) américain a publié un ordre officiel (Attestation Order) requérant de l'ensemble des passagers embarquant sur un vol international à destination ou en correspondance aux États-Unis de signer une déclaration attestant qu'ils ne se sont pas rendus en République démocratique du Congo (RDC) dans les 21 jours précédant leur départ. Cette mesure entrera en vigueur le 3 novembre 2026, heure de l'Est des États-Unis.

Cette décision intervient en réponse à l'épidémie de maladie à virus Ebola de type Bundibugyo qui sévit en RDC depuis le 15 mai 2026. Déclarée urgence de santé publique de portée internationale par l'Organisation mondiale de la santé (OMS), cette épidémie est à ce jour la plus rapide de l'histoire connue du virus, avec plus de 9.000 cas confirmés recensés dans plusieurs provinces du pays, dont le Nord-Kivu, l'Ituri et le Sud-Ubangi. La période de 21 jours retenue par le CDC correspond à la durée maximale d'incubation de la maladie, soit le délai entre une exposition au virus et l'apparition des premiers symptômes.

L'attestation s'applique de manière universelle : tous les passagers, quelle que soit leur nationalité et leur pays de départ, sont concernés, y compris ceux qui n'ont effectué aucun déplacement récent sur le continent africain. Elle est également exigée en cas de simple escale sur le territoire américain, que le passager quitte ou non la zone internationale de l'aéroport. Les compagnies aériennes sont tenues de vérifier sa présence avant l'embarquement et d'en refuser l'accès à tout passager ne pouvant le produire, précise le gouvernement.

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