#GBTA19 : ce qu’il faut retenir …

Lors de la conférence GBTA 2019, de nombreux acteurs du Voyage d’Affaires se sont rassemblés à Munich afin d’échanger sur l’évolution du secteur. Retour sur les 3 problématiques qui ont marqué cette édition 2019.

Comment rendre le Voyage d’Affaires plus « vert » ? Si cela passe nécessairement par le choix des moyens de transports, notamment pour l’aérien, les acteurs sont unanimes : le marché aérien de demain n’est pas sous la seule responsabilité des compagnies aériennes. « C’est toute une industrie qui est concernée », déclare Thomas Haagensen, Group Markets Director easyJet Europe. « Cela comprend notamment les constructeurs, équipementiers ou bien encore les aéroports », ajoute-t-il. En revanche si l’aérien « 0 émission » est au cœur du débat, la principale question ne sera jamais posée durant cette conférence allemande, à savoir : avons-nous besoin de voyager autant que les générations précédentes ? Durant ces 3 jours d’échanges, aucun débat ne portera donc sur les outils technologiques mis à disposition des entreprises qui pourraient remplacer un déplacement de plusieurs centaines de kilomètres ou bien encore sur la nécessité absolue de certains déplacements. Dans un contexte où la réduction des coûts est pourtant le « let motiv » de la grande majorité des décisions, la simple question de savoir si une économie de coûts et d’émission de gaz à effet de serre peut être réalisée sur certains voyages programmés ne semble donc pas se poser.

Loyaty program et politique voyages

Autre point essentiel abordé durant cette conférence GBTA 2019 : les programmes de fidélité sont-ils source de bénéfices ? Pour Daniela Shade, COO AccorHotels Central Europe, la priorité pour les hôteliers est la personnalisation : « Un bon programme de fidélité doit être synonyme de personnalisation. Le voyageur a aujourd’hui besoin d’être reconnu en tant que personne individuelle ».

« Les ‘Loyalty programs’ permettent également de mieux faire respecter la politique voyages de l’entreprise. Pour 49% des travel managers ils améliorent la satisfaction voyageur en apportant de la la personnalisation », ajoute-t-elle. Un moyen de renforcer l’adhésion à la politique voyages mais également de récupérer de la data pour les entreprises.

Le point sur l’adoption de la DSP2

Entrée en vigueur en janvier 2018, de nouvelles exigences relatives aux paiements en ligne ont été introduites en Europe le 14 septembre 2019 dans le cadre de la « Directive sur les services de paiement 2e version (DSP2) ». De nouvelles exigences qui devront obligatoirement être appliquées d’ici le 31 décembre 2020. L’objectif : renforcer la protection des consommateurs et garantir des conditions de concurrence équitables dans un marché en pleine mutation. Parmi les moyens de paiement qui s’offrent aux entreprises, c’est le paiement électronique qui est particulièrement visé. Désormais, l’authentification forte n’est plus seulement recommandée, elle est obligatoire. Cela implique que, pour prouver son identité, l’utilisateur devra répondre au moins à deux des trois conditions suivantes :

  • Un mot de passe ou un code que seul l’utilisateur connaît ; 
  • Un appareil (téléphone mobile, carte à puce, etc) que seul l’utilisateur possède ; 
  • Une caractéristique personnelle du client (empreinte digitale, reconnaissance vocale, ou faciale).

En revanche, plusieurs exceptions existent dont : les transactions MOTO (mails orders and telephone orders), les transactions inter-régionales hors Europe ou bien encore les paiements effectués avec une carte professionnelle.