GLVA23 – La distribution du contenu ferroviaire, toute aussi importante que NDC

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Lors d’une table-ronde autour de la technologie et de son rôle dans la reprise du voyage d’affaires durant le Grand Live, quatre experts de la tech ont donné leur vision sur l’état du marché et les défis à relever pour les SBT. 

Selon une étude publiée par ITM (Institute of Travel Management), l’optimisation des outils de réservation en ligne est la priorité numéro 1 des travel managers britanniques pour 2023. En 2022, les travel managers ne positionnaient les SBT qu’à la 5ème place de ce classement. Pourquoi une telle effervescence autour de ces outils ? « En quelques mois, notre façon de voyager a beaucoup changé, les demandes ont évolué et les entreprises ont besoin d’être accompagnées. Cela passe par davantage de personnalisation », explique Guillaume Ridolfi, directeur Cloud Channel Sales de SAP Concur. Pour Laurent Demaret, Executive Vice President Global Sales & Marketing chez KDS, le Covid a eu comme conséquence de devoir accélérer rapidemment sur l’online et les entreprises, tout comme les voyageurs, ont besoin de plus d’accompagnement. « On ressent que nos clients sont plus exigeants, nous sommes attendus et nous en sommes conscients », ajoute-t-il. 

NDC : « Si ça coince ce n’est pas du côté des SBT »

Des acteurs technologiques attendus au tournant et pour cause, les défis sont nombreux. L’un des principaux cette année n’est autre que NDC. Sans surprise, tous se disent prêts mais reconnaissent que cela n’est pas (encore) le cas pour l’intégralité des acteurs du secteur : « Pour que cela fonctionne il faut que tout l’écosystème travaille dessus mais aujourd’hui, si ça coince ce n’est pas du côté des SBT… », déclare Pierre Mesnage, directeur général de Goelett. Jean-Christophe Carette, directeur commercial d’Amadeus Cytric Solutions, lui, se montre plus optimiste et assure que « cela avance bien plus vite qu’on ne le croit. Sur le Loisirs, la dynamique est là et elle arrive progressivement sur le marché corpo. »

Le contenu ferroviaire, un second défi majeur

Outre NDC, la libéralisation du rail est LE sujet phare de cette année 2023, et sans doute des prochaines. « A mon sens, le contenu ferroviaire est aussi important que NDC », déclare Laurent Demaret. Fragmentation de l’offre, ouverture à la concurrence, multiplication des canaux de distribution en France et à l’international…« Il va falloir suivre cela de près et proposer du contenu riche tout en garantissant des fonctions comme la modification ou l’annulation des billets ». Jean-Christophe Carrette va encore plus loin en qualifiant l’enjeu d‘ »historique ». « Il va falloir offrir des solutions riches en contenu qui restent cohérentes avec les besoins des voyageurs d’affaires et que qui correspondent à ce que l’on attend d’un déplacement professionnel ». Tous s’accordent à dire que se rapprocher et collaborer avec des acteurs tels que Omio ou Trainline est désormais essentiel. « Comme sur l’aérien il y a quelques années, nous sommes en train de voir émerger de nouveaux GDS du rail et il faut être en mesure de pouvoir intégrer leur contenu », ajoute Pierre Mesnage. 

Les attentes envers les SBT sont donc fortes et nombreuses, poussées par une accélération de la digitalisation des process et de l’offre. Sur la partie transport, deux (r)évolutions se profilent : NDC et la libéralisation du rail. Sur la partie ferroviaire, le défi est d’autant plus important que cette fragmentation de l’offre s’accompagne d’un réel engouement pour le train et d’un changement profond des PVE. Voyager moins mais de façon plus responsable, voici ce que recherchent les entreprises et un nombre croissant de voyageurs. Se déplacer en train lors d’un déplacement professionnel hors du territoire national ne sera donc plus anecdotique et les outils de réservation en ligne s’y préparent.