L'Association internationale du transport aérien (IATA) et l'Organisation de l'aviation civile internationale (ICAO, 193 États membres) ont officialisé un accord lors de la Semaine du climat de l'aviation de l'ICAO, à Montréal. Cet accord vise à renforcer la transparence et l'intégrité dans le suivi des progrès réalisés en matière de carburants d'aviation durables (SAF), dans l'objectif commun aux deux organisations d'atteindre la neutralité carbone pour le secteur de l'aviation internationale d'ici 2050.
Un suivi renforcé des SAF
Les deux organisations ont convenu d'explorer comment les registres de SAF et les données qu'ils collectent peuvent soutenir la mise en œuvre de la méthodologie de suivi et de rapport de l'objectif à long terme (LTAG) de l'ICAO, ainsi que les systèmes de comptabilisation des carburants pour l'aviation internationale. Cette coopération repose sur une collaboration étroite entre l'industrie et les États, soutenue par des systèmes robustes et des données de haute qualité.
L'objectif est d'assurer un suivi transparent et crédible des énergies plus propres utilisées dans l'aviation, ainsi que leur contribution à la neutralité carbone d'ici 2050. Le registre CADO SAF est notamment cité comme un outil pouvant répondre au besoin de traçabilité des réductions d'émissions réalisées grâce aux SAF. Cette approche vise à renforcer la confiance entre l'ensemble des parties prenantes du secteur aérien, tout en accélérant le déploiement effectif de ces carburants alternatifs à l'échelle mondiale.
Gouvernance mondiale
Cet accord marque une étape importante dans la gouvernance internationale de la transition énergétique aérienne, dont l'objectif est la neutralité carbone en 2050. En s'appuyant sur des registres partagés et des méthodologies de suivi harmonisées, l'IATA et l'ICAO entendent créer un cadre de référence mondial pour la comptabilisation des carburants durables. Cette démarche vise à garantir que les investissements climatiques réalisés par les compagnies aériennes et les États soient reconnus de manière cohérente et transparente dans les mécanismes de l'ICAO.
Cet accord est également présenté comme un modèle destiné à encourager les États membres à collaborer individuellement avec l'industrie afin de valoriser au mieux les données SAF accumulées, dans la perspective d'une décarbonation crédible et vérifiable du secteur.