La mobilité internationale repart à la hausse avec de nouvelles perspectives

OpinionWay publie une nouvelle étude sur la mobilité internationale en entreprise. Deux ans après le début de la crise liée au COVID, les entreprises amplifient leurs politiques de mobilité internationale et dressent de nouvelles perspectives « post-crise sanitaire ». 

Alors que la stabilité économique des entreprises continue de progresser en 2022 pour 86% des entreprises sondées, la mobilité internationale repart à la hausse. Selon OpinionWay, la proportion des entreprises ayant augmenté leur population de salariés en mobilité a progressé de 25 points en 1 an pour atteindre les 28%, contre 3% en 2021. 

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Au total, ce sont 67% des entreprises qui déclarent avoir maintenu ou augmenté le nombre de leurs salariés en situation de mobilité internationale pour 2022. Concernant la durée de la mobilité des collaborateurs, cette dernière reste stable par rapport à 2021. Selon l’étude,  88% des entreprises ont maintenu ou augmenté la durée moyenne de mobilité internationale.

Le contexte économique et géopolitique au coeur des préoccupations des entreprises

En 2022, les problématiques RH de « guerre des talents » et de « nouvelles organisations du travail » supplantent le COVID-19 dans les préoccupations des entreprises. « Avec deux années consécutives où le COVID-19 a focalisé l’attention des entreprises, le défi pandémique ne se positionne plus qu’en 5ème position de leurs préoccupations (46%) », est-il indiqué à travers le rapport.

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La priorité se porte désormais sur l’enjeu du recrutement et de l’attractivité pour attirer ou fidéliser les talents (63%) et la réflexion sur les évolutions à apporter à l’organisation du travail (56%). L’incertitude de la conjoncture économique (51%), la sobriété énergétique (48%), le renchérissement des prix de l’énergie (43%) ou encore le contexte géopolitique (40%), sont également au cœur des préoccupations des entreprises. Et pour 40% des entreprises sondés, ces nouveaux défis vont avoir un impact significatif sur leur politique de mobilité internationale. 

Des séjours internationaux plus courts mais plus fréquents

Mais face à ce nouveau contexte, des évolutions profondes sont à prévoir. De plus en plus d’entreprises ont ainsi recours à des séjours internationaux plus courts mais plus fréquents pour 39% des sondées, la mobilité rotationnelle, le fait d’organiser l’envoi de salariés sur un site à l’étranger par rotation régulière, (37%) ou encore le commuting, permettant aux salariés de rentrer chez eux le week-end (33%). Le travail a distance est également devenu la norme pour 2/3 des sociétés et 48% d’entre elles déclarent vouloir le développer.