Le télétravail à l’étranger commence à être accepté par les entreprises

Un tiers des dirigeants d’entreprise juge désormais le télétravail à l’étranger possible, d’après un sondage réalisé par Opinionway pour Remoters. Mais de nombreux freins existent.

Le télétravail s’inscrit désormais dans la normalité. Y recourir à l’étranger pose en revanche d’autres contraintes. Au point que cette forme de travail était presque inenvisageable avant le Covid. Selon une étude Opinionway menée en avril et mai dernier auprès de 409 dirigeants d’entreprises comptant 20 salariés ou plus, le tiers d’entre eux – 35% exactement – estiment désormais le recours au télétravail depuis l’étranger comme étant possible. Et 14% déclarent même avoir déjà organisé ce mode de travail. « Nous sommes étonnés mais heureux de voir ces chiffres, qui dépassent notre perception (…). Si la crise sanitaire a été très dure à tous niveaux, voici enfin un bénéfice : le changement des mentalités. Les entreprises doivent se moderniser et apporter des réponses concrètes aux attentes de leurs équipes. L’équilibre vie pro/vie perso doit etre une « norme » et le télétravail à l’étranger y contribue très clairement » souligne Damien Corchia co-fondateur de Remoters

Les chefs d’entreprise exposent toutefois deux limites principales : toutes les catégories de collaborateurs ne peuvent pas travailler de cette façon (27%) ; le télétravail à l’étranger n’est possible que dans la limite d’un faible décalage horaire, inférieur à 3 heures (17%).

Pour justifier également leurs réticences, les dirigeants d’entreprise évoquent en premier lieu des inquiétudes concernant la qualité du travail des collaborateurs qui seraient concernés. Dans le détail, 25% redoutent une perte de productivité à cause d’une mauvaise connexion wifi et 17% le manque de contrôle et d’accompagnement.

Une majorité des dirigeants interrogés estiment donc que la mise en place d’une possibilité de télétravail depuis l’étranger est impossible dans leur organisation (60%). De surcroît, 16% jugent que ce n’est pas souhaitable. Les entreprises du secteur des services se montrent les plus réticentes, davantage que les dirigeants du secteur de l’industrie.