Face à un parterre réunissant notamment le ministre de l'Economie d'Arménie, la présidente du comité de tourisme arménien, l'ambassadeur de France en Arménie, Valérie Boned, présidente des Entreprises du Voyage ou encore l'ancien président du MEDEF, Geoffroy Roux de Bézieux, Grégory Mavoïan, président du réseau a pris la parole pour inaugurer cet événement historique.
"Je suis ravi, particulièrement ravi de vous accueillir au plus grand congrès jamais organisé par Manor jusqu'à aujourd'hui", a-t-il déclaré, avant d'expliquer les raisons de ce choix audacieux : "Pourtant, le choix de cette destination n'était pas une évidence car ce n'est ni une destination naturelle, ni une destination habituelle".
Le président a alors interrogé l'assemblée sur leur expérience de l'Arménie, révélant effectivement que la quasi-totalité des participants découvraient le pays pour la première fois. "Voyez, nous sommes des professionnels du tourisme et nous avons encore tant à découvrir et donc tant à faire découvrir", a-t-il souligné, justifiant ce "pari" d'"oser réunir la profession dans un pays qu'elle ne connaissait pas". Traduction en chiffres : à peine 30.000 Français visitent l’Arménie chaque année (2% des visiteurs étrangers), soit une marge de progression prometteuse.
Emotion
L'émotion était palpable lorsque Grégory Mavoïan a évoqué ses racines personnelles : "Je suis d'autant plus ému que ce congrès se tienne en Arménie, la terre de mes ancêtres". Il a rappelé les liens profonds unissant les deux nations : "Nos deux pays partagent plus qu'une amitié. Ils partagent un lien unique, puissant, une réelle fraternité".
Le président a rendu hommage à l'histoire commune franco-arménienne : "La France a offert un toit à tant d'Arméniens depuis le génocide de 1915 et l'Arménie a en retour enrichi la France de talents d'artisans, d'entrepreneurs, de combattants de la liberté tels que Missak Manouchian récemment entré au Panthéon au côté de son épouse Méliné, d'artistes dont le plus célèbre d'entre tous, Charles Aznavour".
L'Arménie, destination aux multiples atouts
Grégory Mavoïan a dressé un portrait enthousiaste de l'Arménie comme destination touristique. "L'Arménie en est riche par son histoire trimillénaire, son écriture, son alphabet créé par Mesrop Mashtots pour traduire la Bible du grec en arménien, par ses chants, ses danses, ses monastères, son artisanat, ses tailleurs de pierre", a-t-il énuméré.
Il a particulièrement mis en avant l'authenticité du pays : "Vous verrez qu'ici manger bio n'est pas une option, c'est la norme", et sa sécurité exceptionnelle, citant Erevan comme "7e ville la plus sécurisée au monde". Le président a également souligné que l'Arménie est "la seule démocratie de la région" et "un pays en pleine mutation" qui "assume sa transition vers l'Occident".
Manor 2030 : cap sur le leadership français
Au-delà de la découverte culturelle, le congrès a été l'occasion de présenter la stratégie ambitieuse de Manor. "Aujourd'hui notre ambition est simple : le premier réseau de France d'ici 2030, rien de plus rien de moins", a annoncé Grégory Mavoïan.
Cette ambition repose sur trois axes stratégiques majeurs. Le premier concerne le développement du réseau, avec une philosophie particulière : "Le capital de Manor, ce sont ses adhérents. La vocation de Manor est de rassembler les meilleurs entrepreneurs de la profession, ceux qui ont une vision pour leur entreprise, un esprit d'indépendance".
Le deuxième axe porte sur Manor Payment, avec une revendication forte : "J'estime injuste qu'à l'heure actuelle tous puissent payer par carte qu'ils soient des particuliers ou des entreprises à l'exception de nous les agences". Le troisième axe concerne l'amélioration du pilotage des ventes.
Valeurs et chiffres
Paulo Fernandes, directeur général du GIE Manor, a ensuite pris la parole pour rappeler les valeurs fondamentales de Manor : "Intégrité, confiance, transparence et sens du collectif. Voilà ce qui fait Manor depuis maintenant bientôt 40 ans", précisant que "ces valeurs, elles vieillissent très bien, un peu comme les vins arméniens et français".
Puis sur le modèle unique du réseau : "Le GIE ne cherche pas à faire du profit. Chaque année, nous remettons les compteurs à zéro et 100 % des incentives fournisseurs sont distribués à nos adhérents. Nous sommes les seuls à le faire en France".
Et enfin pour quelques chiffres flatteurs : "Sur ces trois dernières années, le volume d'affaires de Manor a augmenté de 67 %, passant de 1,5 à 2,5 milliards d'euros". Le nombre d'adhérents a également progressé, passant de 69 à 80 sociétés, avec un objectif de 100 adhérents d'ici trois ans. Quant aux incentives redistribuées, elles ont bondi de 6,4 millions d'euros à 10 millions d'euros, représentant "28 fois la cotisation de nos adhérents", garantissant ainsi "le retour sur investissement pour toutes les agences qui font le choix du réseau Manor".