Moovit : coup de projecteur sur des transports en commun “trop chers”

Le leader mondial des solutions de Maas (mobilité en tant que service) publie les résultats d’une étude sur la mobilité en transports en commun dans cinq agglomérations françaises (Paris, Nice, Marseille, Lyon, et Toulouse). Instructif.

Alors que les prix de l’essence à la pompe atteignent des sommets, les automobilistes recherchent des alternatives à l’utilisation de leur voiture personnelle. L’objectif de Moovit est de répondre à cette demande, en promouvant les transports en commun comme la solution la plus pratique, éco-responsable et bon marché pour se déplacer d’un point A à un point B en ville». Michaël Brami, responsable de Moovit en France, tient d’abord à rappeler les atouts de son entreprise dans le contexte actuel.

Rachetée il y a deux ans par le géant américain des microprocesseurs Intel, cette jeune pousse lancée en 2012 a développé une application aujourd’hui utilisée par 1,3 milliard d’utilisateurs dans plus de 3 500 villes à travers 112 pays. Cette application aide en effet les utilisateurs à se déplacer en milieu urbain de manière efficace et pratique, en utilisant n’importe quel mode de transport. Moovit est aujourd’hui utilisée par 1,3 milliard d’utilisateurs dans plus de 3 500 villes à travers 112 pays. Et ses solutions MaaS (Mobility as a Service) basées sur l’IA (intelligence artificielle) sont proposées aux gouvernements, aux villes, aux agences de transports en commun et entreprises privées.

Au regard des évolutions de l’utilisation des modes de transport, du fait du prix de l’essence mais aussi de l’accélération des nouveaux usages pendant la pandémie, il était instructif pour Moovit d’interroger ses utilisateurs de cinq agglomérations françaises, sur leur pouvoir d’achat et leur mobilité. Son sondage a été réalisé auprès d’un échantillon aléatoire de plus de 2 000 de ses utilisateurs.

Chiffres-clés du sondage pour les 5 agglomérations

  • À Lyon et à Paris, deux tiers des usagers estiment que les transports en commun sont trop chers (respectivement 64% et 66% des sondés). À Marseille et Toulouse, seule la moitié des usagers considèrent les transports en commun trop chers (respectivement 52% et 56% des sondés). Nice est la seule ville des 5 agglomérations étudiées où la majorité des utilisateurs semblent satisfaits par le prix des transports en commun : seulement 44% des Niçois les considèrent trop chers.

  • Paris est l’agglomération où le budget mensuel alloué aux transports en commun, est le plus élevé : 47% des usagers parisiens dépensent plus de 50€ par mois dans les transports en commun. À Lyon, ils sont 25%, à Toulouse 24% et à Marseille 20%. À Nice, seuls 17% des usagers dépensent plus de 50€ par mois dans les transports en commun.

  • Interrogés sur le budget mensuel optimal qu’ils souhaiteraient allouer aux transports en commun, la grande majorité des utilisateurs de Nice, Toulouse, Lyon et Marseille souhaiteraient un budget inférieur à 20€ (respectivement 74%, 74%, 67% et 66%). Alors qu’à Paris, ils ne sont que 40% à estimer un budget optimal inférieur à 20€ et 48% à le souhaiter entre 20€ et 50€.

  • Pour la moitié des usagers de Nice (51%), Toulouse (50%) et Marseille (50%), l’augmentation du prix de l’essence les a conduits à opter pour l’utilisation des transports en commun au lieu de leur voiture personnelle. À Paris et à Lyon, le pourcentage des usagers qui ont délaissé leur voiture pour les transports en commun atteint 45%.

Focus sur l’Île-de-France

À la question « Bénéficiez-vous d’un régime spécial pour l’utilisation des transports en commun ? » :

  • 26% des usagers interrogés bénéficient d’un régime spécial,

  • 74% ne bénéficient d’aucun régime spécial.

Parmi ceux qui bénéficient d’un régime spécial :

  • 42% bénéficient du régime Étudiant,

  • 26% du régime Senior,

  • 17% du régime Bénéficiaire du RSA et/ou en recherche d’emploi,

  • 9% du régime Famille nombreuse,

  • 6% du régime Porteur d’un handicap.

À la question « Recevez-vous une aide financière pour le paiement de vos trajets en transports en commun ? » :

  • 22% répondent « Oui »,

  • 78% répondent « Non ».

Parmi ceux qui reçoivent une aide financière* :

  • 55% la reçoivent de la part de l’entreprise qui les salarient,

  • 23% de la part de la Région,

  • 22% de la part d’un autre organisme ou autorité.
    *un même usager peut recevoir des aides de différents organismes 

Interrogés sur le budget mensuel alloué aux transports en commun :

  • 8% des usagers interrogés utilisent gratuitement les transports en commun en raison de leur régime spécial,

  • 13% déboursent moins de 20€ par mois,

  • 32% entre 20€ et 50€ par mois,

  • 14% entre 50€ et 70€ par mois,

  • 29% entre 70€ et 100€ par mois,

  • 4% plus de 100€ par mois.

À la question « Pensez-vous que les transports en commun sont bon marché ?», les Parisiens répondent :

  • « Non », à 66%,

  • « Oui », à 34%.

Quant au budget optimal que les usagers souhaitent allouer chaque mois aux transports en commun, ils répondent :

  • 40% entre 10€ et 20€ par mois,

  • 48% entre 20€ et 50€ par mois,

  • 12% plus de 50€ par mois.

L’augmentation récente du prix du carburant incite-t-elle les usagers à délaisser leur voiture personnelle au profit des transports en commun ?

  • « Oui », pour 43%,

  • « Non », pour 38%,

  • « Je ne sais pas », pour 19%.

    Rappelons que les transports en commun franciliens sont parmi les moins chers d’Europe, si on compare les tarifs avec ceux pratiqués par les autres grandes capitales européennes. Et même presque deux fois moins qu’à Londres. Mais il faut rappeler que la part du prix à la charge des passagers franciliens ne représente que le tiers environ du coût du billet.