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#IFTM25 - « Les collaborateurs au centre du dispositif » : quand les RH se mêlent de voyage d'affaires

Lors d'une table ronde organisée par l'AFTM (Association Française du Travel Management) au salon IFTM, professionnels du secteur et experts RH ont débattu de l'évolution des politiques de voyage d'entreprise.

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David Keller

David Keller

30 septembre 20253 min de lecture

« On met davantage les collaborateurs au centre du dispositif » : quand les RH se mêlent de voyage d'affaires
« On met davantage les collaborateurs au centre du dispositif » : quand les RH se mêlent de voyage d'affaires© DKP

Entre satisfaction employé et contraintes budgétaires, les entreprises naviguent vers un modèle plus flexible et centré sur l'expérience collaborateur en termes de déplacements professionnels. Comme l'explique Pascal Jungfer, CEO d'Areka Consulting : « On écoute quand même davantage le collaborateur, en tout cas on met davantage les collaborateurs au centre du dispositif », poursuit Pascal Jungfer.

Des politiques voyage à réinventer

Nina Fiaut, Directrice des ventes chez Jancarthier, observe que de nombreuses entreprises manquent encore de cadre structuré : « On a des sociétés qui n'ont pas de vraie politique voyage et qui ont besoin d'accompagnement ». Pour elle, « les entreprises ont besoin d'une politique voyage car les agents de voyage ont besoin de respecter des processus ».

L'évolution des offres complique la donne. « Je vais vous prendre l'exemple du train. Aujourd'hui on a beaucoup plus de fournisseurs [...] il faut intégrer tous ces nouveaux modèles, toutes ces nouvelles offres dans les politiques voyage, mais surtout dire quels sont les avantages et les inconvénients de chacun », détaille Nina Fiaut.

Vincent Cellier, Responsable marché Business France TGV Lyria, confirme cette tendance avec des chiffres significatifs : « Sur Paris-Genève, on était à 50% de part de marché en 2019, on est à 70% de part de marché en 2025 ». Cette progression s'explique par la prise en compte du temps utile : « La limite actuelle (de la bascule vers l’aérien, ndr) est de 3h-3h30, on vise 4 heures dans 5 ans ».

En termes d’hébergement aussi, les choses évoluent. Thomas Seguy, Directeur des opérations chez Hife by The Boost Society, présente une approche innovante : « On a construit notre offre tenant compte des nouveaux besoins [...] On propose un modèle complètement hybride entre l'hôtellerie lifestyle, l'appart-hôtel et le résidentiel ». Son concept répond à des besoins variés : « On a des personnes qui viennent en mission qui restent d'une semaine à plusieurs mois, voire une année entière ».

La flexibilité, clé de la satisfaction

Anthony Duval, Directeur commercial corporate chez Selectour, souligne la complexité de l'équation : « C'est là où c'est difficile : la flexibilité donnée aux voyageurs et puis le respect des règles [...] Il y aura toujours des dérogations ». Pourtant, il croit en l'évolution possible : « Je pense qu'on peut réussir à apporter plus de mises à jour en temps réel sur les besoins de préférence ».

Pascal Jungfer évoque des innovations prometteuses : « Le développement de chatbots, tout ce qui est intelligence artificielle pour interroger la politique [...] C'est la capacité de poser des questions : qu'est-ce que j'ai le droit de faire ? ». Il imagine également « mixer un score entre les aspects financiers, le CO2, et à partir de ce score-là, trouver la meilleure solution ».

Arnaud Vergès, responsable du business travel global chez Safran, partage son expérience concrète : « On a une politique simple en deux-trois pages sur les grandes thématiques [...] On a érigé sept principes responsables avec le fait de juger l'essentialité du déplacement, privilégier les vols directs, les voyages groupés ». Les résultats sont au rendez-vous : « On fait -42% d'impact carbone sur les déplacements en 2024 par rapport à 2018 ».

La table ronde révèle un secteur en quête d'équilibre entre contraintes économiques, satisfaction collaborateur et responsabilité environnementale. Les politiques voyage évoluent vers plus de flexibilité et de personnalisation, tout en maintenant un cadre de contrôle nécessaire.

Comme le résume Nina Fiaut : « Aujourd'hui, avoir une politique voyage qui est précise mais la moins complexifiée possible, c'est quand même ce que privilégient les entreprises ». Un défi de taille pour un secteur qui doit concilier innovation, satisfaction et maîtrise des coûts.

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