Politique de voyage : on fait quoi de l’éthique ?

60 % des acheteurs de voyages européens admettent qu’ils n’ont pas de programme éthique en place, même si beaucoup reconnaissent que les voyageurs sont les moteurs du changement vers le voyage durable.

Dans cette étude réalisée pour le Business Travel Show (le grand rendez-vous annuel du voyage d’affaires qui se déroule à Londres les 26 et 27 février 2020), 28% des personnes interrogées ont déclaré qu’elles prévoyaient d’introduire davantage de durabilité dans leur programme, un quart d’entre elles estiment que les coûts font obstacle et 8 % n’ont pas l’intention de perturber le statu quo pour mettre en œuvre des pratiques plus éthiques.

Sur les 39 % qui estiment que leur programme est respectueux de l’éthique, un cinquième limite les voyages qui ne sont pas essentiels et 21 % supplémentaires passent de l’avion au train. Près d’un tiers (30 %) estiment qu’il faudrait interdire les programmes de fidélité pour ne pas inciter les déplacements inutiles en avion.

Cependant, seulement 17% des personnes interrogées ont déclaré qu’elles compensaient les émissions de carbone liées aux vols de la compagnie – bien que 26% prévoient de le faire – et 27% communiquent des informations sur les émissions à leurs voyageurs (26% de ceux qui ne prévoient pas de le faire à l’avenir).

Les personnes interrogées ont également admis que ce sont les voyageurs qui sont à l’origine de la promotion de programmes de voyages plus durables (39 %), suivis par les achats (24 %). Seul un répondant sur dix estime que la responsabilité est liée à la RSE de son entreprise La RSE, c’est la responsabilité sociale des entreprises : concept selon lequel les entreprises et les organisations élaborent des politiques pour le bien de la société. 

Dans la même enquête, les acheteurs de voyages ont cité le développement durable comme l’un des principaux obstacles au développement de leurs programmes pour 2020, alors qu’ils le classent comme le défi numéro un pour l’ensemble du secteur.