L’électrification des flottes d’entreprise progresse lentement mais sûrement en Europe. C’est l’un des principaux enseignements d’une étude de DKV Mobility menée auprès de 1 732 gestionnaires de flotte et de mobilité en France, Allemagne, Italie, Pays-Bas, Espagne, Pologne, République tchèque et Roumanie. Plus de la moitié des entreprises interrogées prévoient de renforcer leur parc de véhicules à batterie électrique (en anglais BEV, NDR) dans les deux prochaines années.
41% des véhicules de flotte roulent au diesel
En France, le diesel reste toutefois largement dominant, représentant 41 % des véhicules de flotte, contre 15 % pour les modèles 100 % électriques et 12 % pour les hybrides rechargeables. Le défi de l’électrification n’est pas le même selon la taille des organisations. Selon le rapport, 49 % des entreprises françaises de moins de 49 salariés prévoient d’augmenter la part de véhicules électriques, contre 68 % de celles comptant au moins 500 salariés.
Cette transition se heurte principalement à une équation économique de plus en plus complexe. Selon l’étude, 79 % des sondés français considèrent la pression sur les coûts comme l’un de leurs principaux défis. La hausse des prix de l’électricité constitue le premier frein à l’électrification, citée par 70 % des répondants, devant le coût d’acquisition des véhicules électriques (68 %).
L'autonomie est un frein pour 65% des gestionnaires français
L’autonomie demeure également un sujet pour 65 % des répondants français. Quant à la recharge, les entreprises ayant déjà franchi le pas semblent privilégier leurs propres équipements : 89 % de celles disposant de véhicules électriques ou hybrides rechargeables ont installé une infrastructure de recharge sur site. Le réseau public de recharge rapide reste en revanche jugé insuffisant pour les longs trajets, selon DKV Mobility, un enjeu particulièrement sensible pour les collaborateurs amenés à effectuer régulièrement des déplacements professionnels.
« La transition ne se fera pas uniquement par la volonté écologique, mais par la capacité des acteurs à rendre l’électrique économiquement viable et opérationnellement simple », estime Philippe Dos Santos, directeur des ventes Fleet & eMobility de DKV Mobility France.