Séjourner au Royaume-Uni coûtera-t-il plus cher à compter de 2028 ? Le dispositif retenu par le gouvernement tranche avec les modèles appliqués ailleurs en Europe. Plutôt qu'un montant fixe par nuitée, la taxe sera calculée en pourcentage du tarif de l'hébergement. Concrètement, ce sont les autorités régionales et locales qui décideront du taux qu'elles souhaitent appliquer, ainsi que de l'usage qui sera fait des recettes. Aucun plafond national n'est imposé par Londres, même si plusieurs maires travaillistes se sont déjà engagés à ne pas dépasser 5% du prix de la nuitée. Ce sont les hébergeurs (hôtels, chambres d'hôtes, locations courte durée...) qui seront chargés de collecter et de reverser la taxe.
Une mise en œuvre jugée trop précipitée
Le calendrier, lui, fait grincer des dents et est jugé trop précipité. L'industrie réclame une application au minimum 18 mois après la finalisation des modalités, et exige que chaque autorité locale réalise des études d'impact sérieuses avant de se lancer. La taxe de séjour n'est pas la seule mauvaise nouvelle pour les voyageurs. Le gouvernement prévoit également une nouvelle hausse de l'Air Passenger Duty (la taxe sur les passagers aériens) au 1er avril 2028, indexée cette fois sur l'indice des prix de détail (RPI). Elle s'ajoutera à une première augmentation déjà programmée pour avril 2027.


