Uber va supprimer 10 % de ses effectifs et resserrer son organisation

Uber annonce une réduction d’environ 10 % de ses effectifs mondiaux, soit quelque 3 300 postes. Le groupe entend alléger sa structure managériale, regrouper certaines équipes et limiter le télétravail à seulement 1% de ses équipes pour dégager des capacités d’investissement supplémentaires, notamment dans la mobilité autonome.

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Hugo Pellegrin

Hugo Pellegrin

7 septembre 20262 min de lecture

Uber va supprimer 10 % de ses effectifs et resserrer son organisation
© Adobe Stock

Uber engage une importante réorganisation de ses activités. Dans un message adressé à ses salariés le 2 septembre, Dara Khosrowshahi, directeur général du groupe, a annoncé une réduction d’environ 10 % des effectifs. Rapportée aux quelque 34 000 salariés que comptait l’entreprise fin 2025, cette mesure représente environ 3 300 postes. Il s’agit de la plus importante vague de suppressions d’emplois chez Uber depuis la pandémie de Covid-19.

Cette décision intervient alors même que la direction souligne la bonne santé de l'activité. Dara Khosrowshahi rappelle que le chiffre d’affaires du groupe a presque triplé en un peu plus de cinq ans. Mais cette croissance aurait également entraîné une organisation devenue plus complexe, avec davantage de niveaux hiérarchiques, de coordination entre équipes et une répartition des responsabilités parfois fragmentée.

Uber en quête de flexibilité

L’objectif affiché est désormais de rendre Uber « plus simple et plus rapide » et de dégager des économies destinées à être réinvesties dans la croissance et l’innovation. « Une organisation plus resserrée permettra une répartition plus claire des responsabilités, des décisions plus rapides et plus de temps consacré à la construction qu’à la coordination », explique le dirigeant dans son message adressé aux salariés.

La restructuration touche notamment l'encadrement et les fonctions de coordination. Uber indique avoir réduit de 20 % le nombre de salariés situés à sept niveaux hiérarchiques ou plus du directeur général et de près de moitié le nombre de « micro-équipes » ne comptant qu’un ou deux collaborateurs. Plusieurs activités vont également être regroupées telles que les opérations de livraison qui seront réunies au sein d’équipes communes aux niveaux mondial, régional et national.

1 % des salariés autorisés à télétravailler

Le groupe revoit parallèlement sa politique immobilière et de travail à distance. Les équipes mondiales doivent être davantage concentrées autour de grands hubs, notamment ceux de New York et San Francisco, tandis que la grande majorité des salariés actuellement en télétravail seront appelés à rejoindre un bureau. À terme, seulement environ 1 % des effectifs devraient travailler entièrement à distance. La règle de trois jours de présence hebdomadaire au bureau est maintenue.

Au-delà des économies, Uber entend réorienter ses moyens vers ses principaux relais de croissance. La mobilité autonome figure explicitement parmi les priorités citées par Dara Khosrowshahi. Un enjeu stratégique pour l'entreprise alors que les robotaxis prennent progressivement place sur le marché américain et que l’entreprise débute ses expérimentations à Londres.

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