ADP : les conditions du marché « pas favorables » à la privatisation, selon le gouvernement

Au million de signataires en faveur d’un RIP s’ajoutent surtout des conditions du marché peu favorables.

Comme l’annonçait ce matin l’hebdomadaire Marianne, information reprise par notre confrère L’Écho touristique, le gouvernement envisageait sérieusement de renoncer à privatiser Aéroports de Paris (ADP). Sibeth NDiaye, porte-parole du gouvernement, vient de confirmer ce mercredi après-midi que les « conditions du marché » n’étaient pas du tout favorables à la privatisation. «Actuellement, compte tenu des conditions de marché, nous serions un bien mauvais gestionnaire si nous faisions le choix immédiat de céder des actifs et notre participation dans ADP», a-t-elle ajouté.

Le gouvernement craint en effet de ne pouvoir céder ADP à un prix intéressant, sachant que les recettes sont censées alimenter un fonds pour l’innovation. Cette annonce intervient la veille de la fin de la campagne de signatures en faveur d’un référendum d’initiative partagée (RIP) sur la privatisation d’ADP. Les compteurs du ministère de l’Intérieur ont enregistré environ 1,1 millions de signatures,  loin des 4,7 millions de signatures nécessaires pour l’organisation de la consultation. Mais ce chiffre est suffisamment important pour que le gouvernement ne puisse le balayer d’un revers de la main. Même si un report est toujours possible, l’exécutif aura du mal à relancer son projet une fois que les conditions du marché seront meilleures.