Grève aérien 25 avril : « Le mouvement semble très fortement suivi par l’ensemble des syndicats » (FNAM)

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Ce jeudi 25 avril 2024, le mouvement de grève de 24 heures des contrôleurs aériens est susceptible de perturber plus de 70% des vols prévus ce jour-là. A l’aéroport Marseille Provence, Philippe Bernand, Président du directoire de l’aéroport, estime que plus d’un vol sur deux va être impacté par cette mobilisation nationale. La FNAM, qui espère que les négociations poursuivies ce-jour permettront de réduire l’impact de la grève, constate que « la mobilisation est très fortement suivi par l’ensemble des syndicats ».

Le Syndicat National des Contrôleurs du Trafic Aérien (SNCT) appelle les contrôleurs aériens à la grève générale ce jeudi 25 avril 2024. Une mobilisation d’une durée de 24 heures en protestations à une nouvelle version d’un protocole social en négociation avec la Direction générale de l’Aviation civile (DGAC) jugée “inacceptable” par le SNCT.

Le syndicat, qui réunit 60% des effectifs de contrôleurs aériens, appelle à une mobilisation des contrôleurs aériens et des agents de la vigie trafic “de la prise de service du matin à la fin du service de nuit le lendemain matin”. Autrement dit, ce jeudi 25 avril 2024 s’annonce noir pour le transport aérien dans l’hexagone.  

Dans la majorité des grands aéroports, la grève des contrôleurs aériens est susceptible d’impacter près de 70% des vols prévus ce jour-là. A l’aéroport Marseille Provence, plus de 50% des vols prévus le jeudi 25 avril seront annulés ou reportés en raison de cette mobilisation, assure Philippe Bernand, président du directoire d’Aéroport Marseille Provence au micro de BFMTV. De son côté, Pascal de Izaguirre, PDG de Corsair et Président de la FNAM, estime que le mouvement pourrait impacter 65% des vols à Roissy-CDG et 75% des vols à Orly. 

Un protocole “inacceptable” pour le SNCT

Le syndicat juge insuffisant l’accompagnement social prévu par le texte, tout comme la persistance de “blocages techniques” et déplore le volte-face du protocole par rapport à sa version précédente, remettant en cause les négociations et compromis trouvés jusqu’alors.

Selon le SNCT, le protocole social en cours de négociation avec la DGAC “aspire à une refonte totale du contrôle aérien français pour opérer une convergence vers ses homologues européens, tant en matière de maillage territorial, que d’accélération de la formation ou d’organisation du travail.” Le syndicat UNSA-UTCAC, prend également part au mouvement de grève de ce jeudi 25 avril 2024, et appelle à la poursuite du mouvement entre le 1er et le 30 juin en l’absence de négociations.

Ceux qui doivent prendre l’avion ce jour-là sont appelés à se rapprocher de leur compagnie aérienne pour connaître l’impact du mouvement social sur leur vol. « Il est important que les passagers touchés par cette grève vérifient l’état de leur vol auprès de leur compagnie aérienne avant de se rendre à l’aéroport pour éviter des attentes interminables. Les passagers ont 5 ans pour revendiquer leurs droits en cas de perturbation », rappelle Anaïs
Escudié, fondatrice de RetardVol.

Aérien : la France championne européenne des grèves

Alors que la plupart des parties s’attendent à un jeudi noir, la FNAM espère encore que les discussions syndicales, poursuivies ce mardi 23 avril 2024, permettent de réduire l’impact du mouvement. « On sera fixé ce soir à 18 heures. Mais le mouvement semble très fortement suivi par l’ensemble des syndicats », estime Pascal de Izaguirre, PDG de Corsair et Président de la FNAM. Et de rappeler : « Entre 2018 et 2022, le coût des grèves APC en Europe représente 800 millions d’euros dont 624 millions pour la France. Un coût gigantesque et majoritairement supporté par les compagnies aériennes ». Une distorsion supplémentaire qui pèse sur la compétitivité. 

Alors que les perturbations liés au mouvement social s’annonce importantes, ce jeudi 25 avril 2024, le SNCTA mandate le bureau national pour déposer un deuxième préavis de grève pour les journées des 9, 10 et 11 mai 2024.