Aéroport de Casablanca: un nouveau gouverneur pour mettre un terme au « chaos »

Trop c’est trop. Le gouvernement marocain vient de nommer un gouverneur afin de mettre un terme aux nombreuses dérives enregistrées à l’aéroport Mohamed V de Casablanca.

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Depuis le mois d’avril 2019, un conflit opposait la compagnie aérienne nationale et son prestataire bagagiste General Private Interim (GPI). Arrivée tardive des bagages, retards sur les vols, voyageurs au bord de la crise de nerfs, la situation était devenue invivable pour toute personne transitant par cette infrastructure aéroportuaire. Début juillet, un accord a finalement été trouvé avec le prestataire de bagages de la RAM. Tout aurait du rentrer dans l’ordre avec, notamment, des augmentations de salaires de l’ordre de 15% pour les employés de GPI. 

Contre toute attente, l’accord n’a finalement pas permis de stabiliser la situation. Les débrayages restent aussi nombreux qu’avant et de jour en jour la qualité du service fourni ne cesse de baisser.

Afin de ramener le calme et d’assurer des prestations satisfaisantes, le ministère marocain de l’Intérieur vient de nommer un gouverneur provisoire. Ce dernier, Mohamed Zhar, va devoir lutter contre les désagréments causés aux passagers et assainir l’environnement aéroportuaire. L’objectif étant de résoudre les problèmes liés au faux loueurs de voitures, faux porteurs de bagages, ainsi que le stationnement sauvage de véhicules à l’entrée de l’aéroport pour éviter de payer le parking, sans oublier l’engorgement et les longs délais d’attente au contrôle des passeports dans le sens de l’entrée sur le territoire.

Accueillant plus de 20 millions de passagers par an, l’aéroport de Casablanca a connu un important chantier de rénovation de son terminal 1 ces dernières années. L’ouvrage a été inauguré en janvier dernier par le roi Mohammed VI et il est censé constituer un hub africain pour le développement de la Royal Air Maroc.