Air France publie des chiffres du mois de mars catastrophiques… en attendant pire

Le rapport d’activité d’Air France-du mois de mars reflète l’impact du Covid-19 sur le transport aérien.

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Le rapport d’activité du mois de mars pour le groupe Air France-KLM est évidemment « fortement impacté par le COVID-19, reflétant l’extension progressive des
réductions de capacité suite à l’expansion mondiale du virus ».

Globalement, le trafic a diminué de 50,6 % et le nombre de passagers transportés à chuté de 56,6 %. Pour les seules compagnies Air France et KLM (hors Transavia et activités cargo), le nombre de sièges proposés (SKO) sur des vols long courrier a baissé de 32,6 %, et le trafic (mesuré en PKT, passagers-kilomètres transportés, en d’autres termes, nombre de passagers transportés multiplié par la distance parcourue exprimée en kilomètres) de 48,8 %. Sans surprise, ce sont les liaisons avec l’Asie qui sont le plus touchées avec des baisses SKO de 48,8 % et de trafic de 65,7 %.

Ces chiffres sont plus mauvais encore sur les vols court et long courrier, soit une baisse du nombre de sièges de 43,9 % et une diminution du trafic de 60,9 %. Malgré cette baisse importante du nombre de sièges proposés, le coefficient d’occupation est très bas : 66,7 % pour le long courrier, 58,8 % pour le court et moyen courrier.

Les mesures de confinement et les fermetures des frontières n’ont été décidées, dans la plupart des cas qu’au cours du mois de mars. Dans ses premières semaines, le transporteur a donc pu bénéficier d’une très relative activité. Ce ne sera pas le cas au mois d’avril. 

C’est la raison pour laquelle le groupe indique : « Pour avril et mai 2020, le Groupe prévoit que plus de 90% de la capacité prévue sera suspendue en raison des restrictions de voyage imposées au niveau mondial pour contrer la propagation du COVID19. »  Et précise : « Air France et KLM ont l’intention de continuer à desservir des paires de villes clés à partir de leurs hubs respectifs sous forme d’opérations réduites ».