La révélation de témoignages accablants, due à la cellule investigation de Radio France, vendredi dernier, concernant des faits de violences sexistes et sexuelles, mais aussi d’un défaut de réaction de la part de l’entreprise, annonce un renforcement de ses mesures de lutte contre ces comportements. La direction s’engage à protéger ses employés et à instaurer un environnement de travail plus sûr.
Des comportements “inacceptables” (Anne Rigail, DG)
Après la publication d’une enquête de Radio France le 15 février, mettant en lumière des cas de harcèlement et d’agressions sexistes et sexuelles au sein d’Air France, la compagnie aérienne a annoncé une série de mesures pour combattre ces agissements. Face à ces révélations, la direction d’Air France a rencontré le 19 février le ministre des Transports, Philippe Tabarot, pour apporter des explications et présenter son plan d’action.
La directrice générale d’Air France, Anne Rigail, a qualifié ces comportements d’ “inacceptables” et a réitéré l’engagement de l’entreprise dans la lutte contre les violences sexistes et sexuelles - qui, manifestement, comportait des trous dans la raquette. Dans une déclaration à l’AFP, elle a affirmé partager “l’émotion que les témoignages relayés par la presse ont pu susciter” et a assuré que la compagnie était “pleinement mobilisée » pour y mettre un terme”.
Des mesures renforcées
Air France disposait déjà d’un dispositif de prévention et d’accompagnement des victimes, ainsi que de sanctions en cas de faits avérés - défaillants, selon l’enquête de Radio France.
Mais face à la gravité des témoignages, la direction a décidé de renforcer ce dispositif avec plusieurs mesures concrètes : la création d’une cellule d’écoute indépendante, accessible à tous les salariés 24h/24 et 7j/7; la mise en place d’un service dédié à la lutte contre les discriminations et le harcèlement; un renforcement de la formation et de la sensibilisation de l’ensemble des personnels.