Alitalia : toujours pas d’offre ferme de reprise

Alitalia ne semble pas sortie d’affaires. Sa situation continue en effet de se détériorer. La compagnie italienne perdrait 715 000 euros par jour, selon le Corriere della Sera…

- Publicité -

L’offre ferme de reprise d’Alitalia, initialement fixée au 15 septembre, tarde à se concrétiser. Deux des entreprises ayant constitué le tour de table pour reprendre le transporteur, les chemins de fer italiens (Ferrovie dello Stato) et Atlantia (la holding du groupe Benetton, exploitant les aéroports de Rome), se sont formellement engagés à venir au secours d’Alitalia. Mais ils ont demandé un nouveau délai d’au moins huit semaines pour présenter cette offre ferme…

Avec le nouveau montage, le transporteur reste dans le giron public, avec la société des chemins de fer italiens comme actionnaire aux côtés du ministère de l’Economie italien. Le plan conçu par l’Etat italien prévoit la création d’une nouvelle société qui conservera les « bons » actifs d’Alitalia et recevra en cash environ 1 milliard d’euros de la part de ses bailleurs de fonds, selon Reuters.

Mais Ferrovie dello Stato et Atlantia conditionnent leurs participations à celle d’un partenaire industriel. Delta Air Lines et Lufthansa sont intéressées. Les trois commissaires chargés par le gouvernement depuis 2017 d’administrer Alitalia soulèvent dans le même temps des doutes notamment juridiques.

Selon le Corriere della Sera, il y a un certain mécontentement à la tête du ministère du Développement dirigé par Stefano Patuanelli. Le Trésor public italien devrait être appelé à débourser au moins 250 millions pour un autre prêt avec un risque de rejet par l’Union Européenne. La compagnie italienne a déjà reçu un prêt-relais de 900 millions d’euros.