Bientôt deux nouvelles compagnies aériennes, Fly Aqaba et Bonza

La première décollera dès le printemps prochain, notamment à destination de la France. La low-cost autralienne Bonza prendra pour sa part son envol début 2022. Malgré la crise, les créations de nouvelles compagnies se sont succédé ces derniers mois.

Les spotters vont pouvoir chasser de nouveaux avions au bout des pistes. Ces jours-ci, ils étaient surtout à l’affut des premiers appareils d’Ita, la remplaçante d’Alitalia, ayant démarré ses opérations vendredi dernier. Deux autres compagnies aériennes verront bientôt le jour, Fly Aqaba et Bonza. La première est un transporteur à capitaux saoudo-jordaniens, basé à Aqaba, au bord de la mer Rouge, une porte d’accès pour Petra et le Wadi Rum. Ses opérations démarreront au printemps prochain avec deux appareils. Elle reliera Aqaba à la capitale jordanienne Amman et à des villes européennes et arabes. Paris sera l’une de ses destinations ; elle affrontera sur l’axe France-Jordanie de nombreuses concurrentes, dont Royal Jordanian, Transavia, Ryanair et probablement Air France.

En Australie, la low-cost Bonza fera voler ses B737-8 MAX dès début 2022. Elle viendra concurrencer Qantas, Jetstar et Virgin Australia, et remplacera la défunte Tigerair Australia ayant stoppé ses opérations l’an dernier.

La crise sanitaire n’a visiblement pas découragé les velléités de lancer de nouvelles compagnies aériennes. On a pu le constater aux Etats-Unis surtout avec Breeze et Avelo, dans les pays nordiques avec la norvégienne Norse Atlantic Airways et l’islandaise Play, en Europe du Sud avec l’italienne EGO Airways et la grecque Sky Express. Et les autres continents sont aussi concernés, comme en témoigne Lift en Afrique du Sud et FlyBig en Inde. «C’est le bon moment pour créer une compagnie startup avec des coûts beaucoup plus bas. Si j’avais 30 ans de moins, c’est ce que je ferais ! » déclarait en janvier dernier Marc Rochet, le président du groupe Dubreuil Aéro (Air Caraïbes, French bee), en avançant notamment deux arguments de poids : des coûts d’acquisition des avions nettement plus bas qu’avant la crise ; des personnels aériens – et notamment des pilotes – disponibles en grand nombre sur le marché.