Bordeaux-Toulouse et « Le Train » devraient enrichir l’offre TGV d’ici 2024

L’État français accélère sur le financement de la ligne à grande vitesse Bordeaux Toulouse et la section Montpellier-Béziers. Un nouvel opérateur privé baptisé Le Train vient pour sa part d’annoncer qu’il allait exploiter des TGV notamment sur un axe Arcachon-La Rochelle.

Le Premier ministre Jean Castex l’a annoncé mercredi : l’État français va financer la ligne à grande vitesse (LGV) entre Bordeaux et Toulouse, à hauteur de 4,1 milliards d’euros. Cette contribution représente plus de la moitié du montant des travaux estimés entre 7 et 8 milliards d’euros. L’Union européenne participera également au financement, à hauteur de 20% de son coût total. Ce projet mettra Toulouse à 3h15 de Paris, contre 4h10 aujourd’hui, et ce dès 2024 alors que le projet pré-existant partait sur 2028 au plus tôt. La quatrième ville de France sera alors la dernière grande capitale régionale à être desservie par le TGV. Le gouvernement a également annoncé qu’il souhaitait accélérer sur la section Montpellier-Béziers de la future ligne à grande vitesse Montpellier-Perpignan.

Le même jour était annoncé la création d’un nouvel opérateur baptisé «Le Train». Comme l’a indiqué à l’AFP son directeur général Alain Getraud (ancien directeur des grands projets Nouvelle-Aquitaine à la SNCF), cette nouvelle compagnie ferroviaire veut exploiter des TGV dans l’ouest de la France, en s’appuyant sur la jeune LGV Atlantique (Tours-Bordeaux), et ce dès décembre 2022. Des notifications publiées sur le site de l’Autorité de régulation des transports (ART) mentionnent un « axe principal Arcachon-Bordeaux-Angoulême-Poitiers-La Rochelle », avec des « prolongements le week-end jusqu’à Nantes et Rennes ». « Le Train » a été créée en février 2020 par l’industriel charentais Tony Bonifaci, patron de la Société nouvelle de travaux publics et de génie civil (SNGC), basée à L’Isle-d’Espagnac près d’Angoulême.