Carlili lève des fonds pour électrifier sa flotte et étendre sa présence en France

L’entreprise monte en puissance sur un créneau bien spécifique de la location de voitures, celui des véhicules livrés et repris à l’adresse de son choix, avec une forte adhésion des entreprises. Sa dernière levée de fonds va permettre à Carlili de s’équiper en Tesla électriques et de s’implanter dans une quinzaine de villes françaises d’ici fin 2023.

Carlili, fondée en 2015 par Vincent Moindrot, reprend son expansion freinée par la crise sanitaire. Le loueur de voitures vient d’annoncer la concrétisation d’un tour de table de 24 millions d’euros, levés auprès de la Banque des Territoires (Caisse des Dépôts) et du fonds français de modernisation écologique des transports (Demeter). Ces fonds doivent permettre de mieux faire connaitre Carlili en France, de doubler ses effectifs en douze mois (de 30 à 60 personnes), et enfin d’accélérer la transition de sa flotte vers le 100% électrique, avec notamment l’acquisition de 300 Tesla (Model 3 et Model Y). Présente à Paris, en Ile-de-France et Lyon, la jeune pousse française vise également une présence dans les quinze plus grosses agglomérations de l’Hexagone d’ici fin 2023.

A l’instar de Toosla ou Virtuo, l’entreprise se veut disruptive sur le marché de la location de voitures. Pas d’agences physiques pour elle également : les véhicules sont livrés et récupérés à l’adresse de son choix (domicile, entreprise). De plus, le prix de la recharge est inclus pour chaque location 100% électrique. Et Carlili s’engage à livrer le véhicule en deux heures maximum.

Quid du segment corporate ? “40% de nos locations sont faites via des entreprises” nous précise-t-on chez Carlili. L’entreprise fait valoir la possibilité de louer à la journée ou au mois, de réserver pour soi ou pour un collaborateur, de disposer de factures centralisées et accessibles sous un même onglet, de pouvoir louer différents types de véhicules (monospaces, minibus, utilitaires).

Carlili, en attendant l’arrivée des Tesla, s’appuie essentiellement sur les flottes de partenaires, soit 8000 véhicules environ, dont certains équipés de boitiers connectés pouvant s’ouvrir à l’aide d’un smartphone. Et pour convoyer les véhicules, elle fait travailler quelque 350 “carsitters” indépendants.