IDF Mobilités officialise le lancement de son nouveau service de covoiturage planifié. Baptisée « Covoit IDFM », l'application a pour objectif de centraliser l’offre, avec un argument de poids : la gratuité pour les abonnés Navigo et des incitations financières maintenues pour les conducteurs.
Après une année 2025 marquée par une hausse de 25% des trajets subventionnés, atteignant 3,5 millions au total, Île-de-France Mobilités (IDFM) revoit sa copie pour simplifier l’expérience usager, avec un guichet unique via l’application « Covoit IDFM », disponible sur iOS et Android. L’objectif : inciter les actifs à pratiquer davantage le covoiturage pour les trajets domicile-travail (commuting). Pensé comme un complément aux lignes de train et de bus, ce service cible particulièrement les zones de grande couronne moins bien desservies, où la voiture individuelle reste majoritairement utilisée.
L’application permet ainsi de planifier ses trajets à l'avance, de suivre ses économies et son impact carbone, mais aussi de réaliser des trajets « flash » de dernière minute pour répondre aux imprévus.
Un service gratuit pour les détenteurs du Navigo
Pour les entreprises, ce nouveau service s’intègre directement dans les stratégies de mobilité durable. IDFM indique que plus de 400 employeurs et campus partenaires sont déjà engagés dans la démarche. Côté passagers, le service est entièrement gratuit pour tous les détenteurs d’un abonnement Navigo (Annuel, Mensuel, Imagine R), à raison de deux trajets par jour. Pour les voyageurs occasionnels non-abonnés, la gratuité est totale jusqu’au 1er avril 2026. Passé cette date, une tarification s’appliquera à hauteur de 50 centimes pour les trajets de moins de 20 km, puis 10 centimes par kilomètre supplémentaire.
Côté conducteurs, le système de rémunération se veut incitatif. Un conducteur peut percevoir jusqu’à 200 € par mois en covoiturant. La grille tarifaire est fixée à 2 € par passager pour les trajets courts, avec un supplément kilométrique au-delà, plafonné à 3 € par trajet. Toutefois, IDFM précise que ces subventions sont soumises à des règles strictes pour éviter les effets d’aubaine : les trajets intra-muros (Paris-Paris) sont exclus, tout comme ceux qui entreraient en concurrence directe avec les transports en commun "lourds" ou les lignes de covoiturage existantes.