easyJet a rejeté une offre de rachat de Wizzair

La compagnie à bas coût britannique en a profité pour annoncer qu’elle allait lever 1,2 milliard de livres (1,39 milliard d’euros) par le biais d’une augmentation de capital, afin de consolider son redressement.

easyJet était tombée dans le rouge l’an dernier, pour la première fois en 25 ans d’existence. La low-cost britannique avait clos son exercice 2019-2020 (fin septembre) sur une perte de 835 millions de livres. Et lors des trois premiers trimestres de l’exercice en cours, soit à fin juin, elle a encore creusé ses pertes à 867,3 millions de livres. Et l’on peut déjà anticiper une aggravation des pertes avec un quatrième trimestre décevant, du fait notamment de l’explosion du variant Delta, sachant que sa capacité entre juillet et septembre se situera à 57% de son niveau d’avant la pandémie.

La compagnie aérienne, souhaitant « accélérer son redressement et son bilan » selon les mots de son PDG Johan Lundgren a annoncé qu’elle allait procéder à une augmentation de capital de 1,2 milliard de livres (1,39 milliard d’euros). Elle a également obtenu une nouvelle ligne de crédit de 400 millions de dollars (338,3 millions d’euros) auprès des banques. Michael Hewson, analyste chez CMC Markets, rappelle qu’easyJet a déjà levé plus de 5,5 milliards de livres sterling depuis le début de la pandémie.

Cette nouvelle recapitalisation coïncide avec l’annonce du rejet d’une offre de rachat non sollicitée. L’identité du candidat acquéreur n’a dans un premier temps pas été dévoilée. La compagnie a ensuite indiqué qu’il s’agissait de la low-cost hongroise Wizzair, ajoutant que le montant de l’action easyJet était largement sous-évalué.