La CGT-Cheminots, première organisation syndicale auprès des salariés de la SNCF, lance un nouvel appel à la grève sur plusieurs jours dès début juin.
Malgré un taux de gréviste de près de 40% chez les conducteurs de train et de 60% chez les contrôleurs, le trafic sera assuré à plus de 90% sur les lignes TGV du 9 au 11 mai. Comme l'expliquait Alain Krakovitch, directeur de SNCF Voyageurs, le groupe ferroviaire travaille sur cette grève depuis plusieurs semaines, ce qui lui a permis d'anticiper les absences des grévistes en formant des cadres volontaires. Les organisations syndicales sont montées au créneau pour dénoncer "des briseurs de grève" qui bénéficieront, selon eux, d'une prime de 50 euros par heure travaillée pendant le week-end.
Si le mouvement n'est pas encore terminé, les perturbations sur le trafic ferroviaire devraient être minimes. Cependant, la CGT-Cheminots a déjà appelé à un nouveau mouvement les 4, 5 et 11 juin. Le syndicat appelle «l’ensemble des cheminots, de tous les métiers, de tous les collèges à agir par la grève» le jeudi 5 juin «pour imposer à la direction un contenu de négociation qui réponde à nos exigences», qu’il s’agisse d’augmentations de salaires, d’un accord sur la formation professionnelle, d’emplois supplémentaires ou de l’amélioration des conditions de travail. La veille, mercredi 4 juin, un mouvement est annoncé chez les conducteurs. Idem pour les contrôleurs le mercredi 11 juin, indique la CGT. «Nos mobilisations permettent de desserrer l’étau dans lequel voulait nous fixer la direction», a affirmé le syndicat.