« Honte de prendre l’avion »: quelle incidence sur le trafic aérien ?

Alors que de plus en plus de voix s’élèvent pour dénoncer les déplacements abusifs en avion, une enquête réalisée par l’Union des Banques Suisses (UBS) révèle que de nombreux voyageurs réduisent leurs vols en raison de leur impact sur l’environnement.

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Une personne sur cinq sur les 6 000 ayant participé à cette enquête de la banque suisse UBS a déclaré que la « honte de prendre l’avion » l’avait incité à changer ses plans de voyage.

Au Royaume-Uni, 16% des personnes interrogées ont déclaré qu’elles prenaient moins l’avion en raison de l’impact sur l’environnement, alors qu’aux Etats-Unis, ce chiffre atteint 24%.

UBS a déclaré que si ces tendances se confirment, la croissance attendue du trafic aérien pourrait être réduite de moitié.

Le trafic aérien mondial a augmenté de 4 à 5 % par an, ce qui se traduit par un doublement du nombre de passagers tous les 15 ans.

Airbus et Boeing pensent que ce taux de croissance se poursuivra jusqu’en 2035, mais l’enquête d’UBS suggère que les campagnes sur le changement climatique pourraient entraîner un changement des habitudes de vol dans les régions les plus riches du monde.

La banque suisse s’attend maintenant à ce que le nombre de vols dans l’Union européenne n’augmente que de 1,5% par an, soit la moitié du taux attendu par Airbus. La banque prévoit également que la croissance des vols américains passera de 2,1 % à 1,3 %.