La RATP en perte de vitesse à cause de la crise sanitaire

Suite à la crise, la RATP estime que la fréquentation du réseau francilien ne reviendra pas à la normale avant « deux ou trois ans ». Des projections qui forcent le groupe à repenser ses services. 

Risque sanitaire, télétravail, tourisme en berne… Le réseau francilien de la RATP a perdu un grand nombre de voyageurs quotidiens depuis le début de la pandémie. Pour Catherine Guillouard, PDG du groupe, le retour à la normale du côté de la fréquentation n’est pas attendu avant deux ou trois ans. « Aujourd’hui, (…) nous sommes à 70% du trafic en semaine sur nos réseaux, et le week-end ça peut monter à 85 voire 90% sur les RER. Dans les 18-24 mois, on pourrait rester à 90% de notre jauge habituelle », a-t-elle déclaré. Pour rappel, en 2020, le groupe avait perdu environ 43% de sa fréquentation. 

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Un effet de crise renforcer par la généralisation du télétravail, l’absence de touristes et l’essor du e-commerce, selon la PDG. Il y a peu, les franciliens pointaient également du doigt le risque sanitaire qu’ils jugent plus élevé dans les transports en commun, préférant la voiture individuelle pour leurs trajets quotidiens, le vélo ou bien encore la marche à pied. Néanmoins, Catherine Guillouard espère que des « facteurs positifs vont contrebalancer cela« , à commencer par les 4 extensions de lignes de métro d’ici à 2024 sur la 4,7,11 et 14 : « On risque d’avoir un creux pendant un certain temps, mais au fur et à mesure qu’on va rallumer des extensions de lignes, on va regagner (…) de la puissance de feu », a-t-elle ajouté.