Le CDG Express «pas indispensable», selon le tribunal administratif

Le CDG Express doit relier directement Paris à l’aéroport de Roissy CDG à l’horizon de 2025, soit après les JO…

Le tribunal administratif de Montreuil (Seine-Saint-Denis) a partiellement annulé l’arrêté interpréfectoral autorisant les travaux du CDG Express, cette navette rapide qui doit relier la gare de l’Est à l’aéroport de Roissy, soit 32km (dont 8km de voies nouvelles), en vingt minutes. Les magistrats du tribunal réfutent son caractère « indispensable » et son « intérêt public majeur », surtout dans le contexte de crise grave du transport aérien. CDG Express n’apporterait pas une nette amélioration de la desserte de l’aéroport, et ouvrirait en outre après les Jeux Olympiques de 2024, selon le tribunal qui a plus spécifiquement annulé l’autorisation environnementale de l’arrêté interpréfectoral. La ligne doit en effet traverser des zones où vivent des espèces protégées. Julien Bayou, le secrétaire national d’Europe Ecologie-Les Verts (EELV), s’est déjà félicité de la décision du tribunal.