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Le futur patron de la SNCF évoque (déjà) des "baisses d'emplois"

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ED

Emmanuel D'abzac

7 octobre 20192 min de lecture

Jean-Pierre Farandou le nouveau patron de la SNCF
Jean-Pierre Farandou qui devrait remplacer Guillaume Pepy à la tête de la SNCF dès la fin octobre, annonce des "baisses d'emploi" et veut rendre les cheminots "beaucoup plus polyvalents."© Archives DéplacementsPros.com

Sélectionné par le Président Macron, Jean-Pierre Farandou devrait succéder à Guillaume Pepy à la tête de la SNCF vers la fin octobre. Cheminot qui a fait toute sa carrière au sein du groupe SNCF, l'actuel président de Keolis a du répondre aux questions des députés et des sénateurs avant de s'asseoir dans le fauteuil de Guillaume Pepy.

Le prochain patron de la SNCF est attendu sur des dossiers difficiles : mise en place de la nouvelle entreprise publique, réorganisation du management, ouverture à la concurrence et surtout, tout l'aspect social à reconstruire.

Jean-Pierre Farandou se fixe comme premier objectif, l'équilibre financier dès 2022. Une prouesse qui passera par un « plan de productivité » d'une ampleur jamais vue au sein de l'entreprise. « C'est quelque chose qui est difficile parce que ça va se traduire par des baisses d'emplois », prévient-il.

Celui qui a été nommé par l'Élysée veut  "co-construire" une nouvelle SNCF avec les salariés, et avec les syndicats avec qui il prône un dialogue  "respectueux", mais aussi  "clair et lucide."  "On doit rendre ce service au coût le plus ajusté pour la collectivité, car l'argent public est une denrée rare", a-t-il précisé. Les 35 heures seront toujours faites au sein de la SNCF, mais  "il faudra vraiment les faire ."

Le futur patron annonce également qu'il veut également remettre en place la "polyvalence" des cheminots. Il explique qu'à son entrée dans l'entreprise, en 1981, les agents étaient "bien plus polyvalents, le même cheminot dans une gare faisait la circulation des trains, vendait les billets et passait même un coup de balai, et cela ne choquait personne."  Pas sûr que les syndicats accueillent favorablement ce principe de "dé-spécialisation" annoncé en même temps que de futures "baisses d'emplois."

Moins de personnel mais affecté à plus de missions, il n'est pas certain que la base adhère à ce nouveau principe de gestion.

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