Le futur patron de la SNCF évoque (déjà) des « baisses d’emplois »

Sélectionné par le Président Macron, Jean-Pierre Farandou devrait succéder à Guillaume Pepy à la tête de la SNCF vers la fin octobre. Cheminot qui a fait toute sa carrière au sein du groupe SNCF, l’actuel président de Keolis a du répondre aux questions des députés et des sénateurs avant de s’asseoir dans le fauteuil de Guillaume Pepy.

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Le prochain patron de la SNCF est attendu sur des dossiers difficiles : mise en place de la nouvelle entreprise publique, réorganisation du management, ouverture à la concurrence et surtout, tout l’aspect social à reconstruire.

Jean-Pierre Farandou se fixe comme premier objectif, l’équilibre financier dès 2022. Une prouesse qui passera par un « plan de productivité » d’une ampleur jamais vue au sein de l’entreprise. « C’est quelque chose qui est difficile parce que ça va se traduire par des baisses d’emplois », prévient-il.

Celui qui a été nommé par l’Élysée veut  « co-construire » une nouvelle SNCF avec les salariés, et avec les syndicats avec qui il prône un dialogue  « respectueux », mais aussi  « clair et lucide. »  « On doit rendre ce service au coût le plus ajusté pour la collectivité, car l’argent public est une denrée rare », a-t-il précisé. Les 35 heures seront toujours faites au sein de la SNCF, mais  « il faudra vraiment les faire . »

Le futur patron annonce également qu’il veut également remettre en place la « polyvalence » des cheminots. Il explique qu’à son entrée dans l’entreprise, en 1981, les agents étaient « bien plus polyvalents, le même cheminot dans une gare faisait la circulation des trains, vendait les billets et passait même un coup de balai, et cela ne choquait personne. »  Pas sûr que les syndicats accueillent favorablement ce principe de « dé-spécialisation » annoncé en même temps que de futures « baisses d’emplois. »

Moins de personnel mais affecté à plus de missions, il n’est pas certain que la base adhère à ce nouveau principe de gestion.