Le SNPL appelle les pilotes de Volotea à faire grève

Le syndicat dénonce les conditions de travail qui viennent d’ailleurs de conduire la compagnie low-cost espagnole devant une juridiction nantaise ce mardi. Le préavis de grève couvre les périodes du 15 au 18 avril et du 23 au 24 avril prochains.

Volotea se félicite, à juste titre d’ailleurs, de la reprise qui s’amorce et de son développement à grande vitesse en France. «Mais elle voudrait imposer à ses pilotes une baisse de rémunération !» dénonce le Syndicat National des Pilotes de Ligne (SNPL). Depuis 2012, date de création de la compagnie, «les navigants sont parmi les moins bien rémunérés du marché, ce qui est inacceptable et intenable », poursuit le syndicat, qui ajoute que la low-cost espagnole refuse tout dialogue social digne de ce nom. Le SNPL appelle donc les pilotes de Volotea basés en France à faire grève les week-ends du 15 au 18 avril et du 23 au 24 avril prochains.

Le syndicat de pilotes dénonce les « conditions générales de travail (qui) ne cessent de se dégrader, sans compter l’épuisement physique et mental des employés qui fait courir un risque quant à la sécurité des vols. Les employés sont constamment mis sous pression, pour faire voler les avions le plus possible, ce qui conduit à des biais opérationnels et réglementaires. Cette pratique est ancienne et Volotea a d’ailleurs dû  répondre de possibles infractions relatives à la durée du travail intervenues dans le courant des années 2018 et 2019, le 5 avril, devant une juridiction nantaise ».

La compagnie est en effet poursuivie pour dépassement du temps de travail de son personnel à l’aéroport de Nantes, et risque 350.000 euros d’amende. Lors de l’audience ce mardi, le DRH de Volotea a plaidé l’« erreur de droit », pensant que « le temps de vol maximum à respecter était celui permis par la réglementation européenne et pas par la réglementation française». Le délibéré est attendu en juin.