Les chauffeurs VTC demandent l’instauration d’un revenu minimum garanti

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Après avoir signé un premier accord sur l’instauration d’un tarif minimum par course, les syndicats des chauffeurs VTC souhaitent s’attaquer au revenu minimum garanti. 

Le 18 janvier dernier, les organisations syndicales des chauffeurs VTC et les plateformes avaient signé un accord inédit sur le revenu minimum par course. Fixé à 7,64 euros, ce tarif plancher a été appliqué dès le 1er février par Uber et toutes les plateformes en France. LeCab avait alors annoncé sa volonté de valoriser de +20% ce tarif pour les chauffeurs souhaitant travailler avec la société et l’instauration d’un revenu minimum de 35 euros de l’heure. Des débuts encore trop timides pour le syndicat Union-Indépendants qui souhaite l’ouverture d’un dialogue plus global sur la question des revenus. 

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L’intersyndicale réclame aujourd’hui l’instauration de ce revenu minimum garanti au niveau national afin de « vivre dignement » et, selon elle, cela doit passer par « la revalorisation de la tarification horokilométrique ». Selon les chauffeurs VTC, ce revenu minimum de 35 euros ne suffit en effet pas à couvrir les frais réels de leur activité. « Pour atteindre un seuil de rentabilité, on devrait être à 1,40 euro du kilomètre sur une gamme éco, pour une berline à 1,95 et pour la gamme van, on devrait être à 2,50 », a déclaré Brahim Ben Ali, secrétaire général du syndicat INV auprès de l’AFP. 

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Le syndicaliste va même plus loin en qualifiant l’initiative de LeCab « d’effet de com' ». De son côté, Uber a déclaré qu’il est « probable » que la question du revenu minimum fasse partie des prochains sujets à aborder. Reste à savoir quelle incidence cela aura sur les prix des courses VTC pour les clients finaux…