Le trafic aérien au-dessus du Moyen-Orient reste fortement perturbé par les tensions géopolitiques et la fermeture de plusieurs espaces aériens. Si les transporteurs locaux tentent de relancer progressivement leurs opérations grâce à des autorisations temporaires, la majorité des compagnies internationales ont fait le choix de prolonger la suspension de leurs liaisons vers les grands hubs de la région.
Face aux fermetures d'espaces aériens ayant paralysé leurs hubs régionaux, plusieurs compagnies reprennent progressivement leurs opérations, souvent sous la forme de programmes limités ou réorientés pour répondre aux besoins d'évacuation et de transit.
- Qatar Airways a reçu une "autorisation temporaire" de l'autorité de l'aviation civile qatarie lui permettant de rouvrir partiellement son couloir aérien . La compagnie a ainsi pu reprogrammer plusieurs dizaines de vols au départ et à l'arrivée de Doha, assurant des liaisons vers des destinations stratégiques en Europe (Paris, Londres, Francfort, Madrid), en Asie et en Amérique du Nord.
- Etihad Airways relance également ses activités de manière mesurée depuis Abou Dhabi. Le transporteur émirati déploie un programme de vols restreint mais ciblant des capitales clés (dont Paris, Londres et plusieurs métropoles asiatiques), planifié pour le moment jusqu'au 19 mars.
- Emirates affiche un retour plus prononcé à la normale à Dubaï. La compagnie a pu reprendre la majorité de ses opérations et vise un rétablissement complet de son réseau, sous réserve des conditions de sécurité, en maintenant ses dessertes vers les grandes métropoles internationales comme Paris ou Nice .
- Oman Air tire parti de la position géographique de l'aéroport de Mascate, devenu une porte de sortie majeure pour la région. La compagnie maintient son réseau régulier vers l'Europe, l'Asie et l'Afrique, et a annoncé l'ajout de vols supplémentaires jusqu'au 15 mars vers des villes comme Paris, Amsterdam ou Londres afin d'absorber la forte demande de voyageurs en transit .
Les transporteurs internationaux prolongent la suspension de leurs dessertes
Du côté des compagnies européennes, nord-américaines et asiatiques, le principe de précaution prévaut. La plupart d'entre elles ont annoncé le maintien de l'interruption de leurs vols réguliers vers le Moyen-Orient .
- Air France a officialisé la prolongation de la suspension de ses liaisons de et vers Dubaï et Riyad jusqu'au 14 mars inclus (et jusqu'au 15 mars pour les départs depuis Dubaï). Par ailleurs, ses dessertes de Tel-Aviv et Beyrouth restent gelées jusqu'au 15 mars inclus.
- Le groupe Lufthansa (qui comprend Swiss, Brussels Airlines, Austrian Airlines et ITA Airways) prolonge l'annulation de tous ses vols à destination et en provenance de Dubaï, Abou Dhabi, Dammam, Amman et Erbil jusqu'au 15 mars au minimum.
- KLM applique des mesures similaires en prolongeant l'arrêt de ses opérations vers Dubaï jusqu'au 28 mars, et vers Riyad et Dammam jusqu'au 12 mars.
- British Airways annule ses dessertes vers Abou Dhabi, Dubaï, Doha, Bahreïn et Amman "jusqu'à plus tard dans le mois", voire plus tard dans l'année pour certaines lignes. La compagnie britannique préfère reporter une partie de ses capacités sur Mascate pour maintenir un pont aérien avec la région.
- Des transporteurs asiatiques et nord-américains (tels que Cathay Pacific, Singapore Airlines, Finnair ou encore Air Canada) ont également annoncé la suspension de leurs vols vers les aéroports de Dubaï et Doha, avec des dates de reprise repoussées pour la plupart à la fin du mois de mars .