Qatar Airways a publié ses résultats financiers pour l'exercice 2025/26, faisant état d'un bénéfice net de 7,08 milliards de riyals qatariens, soit environ 1,67 milliard d'euros. Un résultat positif, qui s'inscrit dans un contexte géopolitique ayant pesé sur les dernières semaines de l'exercice.
La guerre au Moyen-Orient a constitué cette année le principal aléa pour la compagnie qatarienne, dont le hub est l'aéroport international Hamad de Doha. Fermetures d'espaces aériens, réorganisations de routes et volatilité de la demande ont marqué la fin de l'exercice fiscal. Le directeur général Hamad Al-Khater a lui-même reconnu dans son communiqué que ses équipes avaient dû "gérer une crise en cours" dans les dernières semaines de l'année.
La compagnie, qui emploie 57.800 personnes dans plus de 90 pays, n'a pas chiffré l'impact financier précis de ces perturbations géopolitiques. Le communiqué ne fait pas mention du chiffre d'affaires de la compagnie, ni de comparaison avec l'exercice précédent. En revanche, elle assure avoir transporté 41,8 millions de passagers et maintenu un taux de ponctualité de 86%.
Des commandes massives qui engagent l'avenir
La compagnie a par ailleurs signé avec Boeing et GE Aerospace pour l'acquisition et la maintenance de 210 appareils et 400 moteurs. Un engagement financier considérable, pris dans une période d'incertitude régionale persistante que la direction présente comme un signe "de confiance dans l'avenir".
Pour les mois à venir, la compagnie annonce son intention de desservir plus de 160 destinations d'ici l'été 2026, contre un réseau actuellement réduit par les perturbations géopolitiques. L'ampleur de ce redéploiement dépendra en grande partie de l'évolution du conflit dans la région et de la réouverture effective des espaces aériens concernés. La direction se veut confiante, mais la trajectoire reste conditionnée par des facteurs extérieurs sur lesquels elle n'a pas de prise directe. "Nous reconstruisons activement notre réseau mondial avec la confiance que nous confèrent un bilan financier plus solide que jamais, des partenariats qui ont prouvé leur profondeur lorsque nous en avions le plus besoin, et une organisation qui a démontré, sous une pression réelle, exactement ce dont elle est capable", a conclut M. Hamad Al-Khater, directeur général du groupe Qatar Airways.